Un billet d'Econbrowser cite les essais de Krugman et estime que le 25e amendement est le dernier garde-fou contre Trump
Points clés
- •Econbrowser, le blog économique tenu par Menzie Chinn et James Hamilton, a publié le 20 octobre 2026 un billet renvoyant vers trois essais Substack de Paul Krugman et soutenant que le 25e amendement pourrait être le dernier garde-fou restant face au président Trump.
- •Paul Krugman, lauréat du prix Nobel de la science économique 2008, a quitté sa chronique du New York Times fin 2024 pour publier sur Substack.
- •La section 4 du 25e amendement, ratifiée en 1967, permet au vice-président et à une majorité des responsables des départements exécutifs de déclarer un président incapable d'exercer ses fonctions ; elle n'a jamais été invoquée, bien que des parlementaires aient demandé son usage après l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021.
- •La Chambre a mis Trump en accusation pour incitation à l'insurrection après l'élection de 2020, mais le Sénat l'a acquitté en février 2021 sans atteindre la majorité des deux tiers requise pour une condamnation.
- •Le billet soutient que le manque de stature publique indépendante des membres du cabinet et la pression des électeurs MAGA lors des primaires républicaines les empêcheraient de soutenir une procédure de destitution fondée sur la section 4.

Un billet publié sur le blog économique Econbrowser le 20 octobre 2026 renvoie les lecteurs vers trois essais récents de l'économiste prix Nobel Paul Krugman et soutient que le 25e amendement de la Constitution américaine pourrait être le dernier garde-fou restant face au président Donald Trump. Econbrowser, un blog économique de longue date tenu par les économistes Menzie Chinn et James Hamilton, est réputé pour ses analyses macroéconomiques et sur les marchés de l'énergie.
« Krugman dit ce que beaucoup d'entre nous pensent », écrit l'auteur, en renvoyant vers les essais Substack Donald Trump Is Politically Bankrupt, The Traitor in Chief et Nerobefehl Nation. Krugman, lauréat du prix Nobel de la science économique 2008, a quitté sa chronique de longue date au New York Times fin 2024 pour publier sur Substack.
Selon le billet, Trump « sent le pouvoir lui échapper » et pourrait « tenter le diable en ravivant la guerre avec l'Iran ». L'auteur l'accuse en outre de « flirter avec la Russie, contrairement aux intérêts et aux lois américaines », et avertit que, rejeté par les électeurs et dans l'incapacité de se représenter, il pourrait « décider de tout faire brûler ».
Bien que le système politique américain comporte de nombreux garde-fous contre les dérives présidentielles, beaucoup se sont révélés insuffisants, écrit l'auteur. Revenant sur les suites de l'élection de 2020, le billet indique que la dernière fois que Trump a perdu le pouvoir aux urnes, il a « commis une insurrection », et que bien que la Chambre l'ait mis en accusation pour incitation à l'insurrection, le Sénat l'a acquitté en février 2021, sans atteindre la majorité des deux tiers requise pour une condamnation — un choix que l'auteur attribue à l'argument des républicains du Sénat selon lequel les électeurs l'avaient déjà voté dehors.
« Il existe un dernier garde-fou, et nous pourrions en avoir besoin », écrit l'auteur, citant la section 4 de l'amendement :
« Chaque fois que le vice-président et une majorité des principaux responsables des départements exécutifs, ou de tout autre organe que le Congrès peut prévoir par la loi, transmettent au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants leur déclaration écrite selon laquelle le président est dans l'incapacité d'exercer les pouvoirs et les devoirs de sa fonction, le vice-président assume immédiatement les pouvoirs et les devoirs de la fonction en tant que président par intérim. »
Ratifiée en 1967, après que l'assassinat de Kennedy a aiguized les inquiétudes concernant la succession et l'incapacité présidentielles, la section 4 n'a jamais été invoquée, même si des membres du Congrès ont officiellement demandé son usage au lendemain de l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021. Si le président conteste une telle déclaration, le vice-président ne peut demeurer président par intérim qu'avec l'assentiment des deux tiers des deux chambres du Congrès, et le Congrès peut également désigner par la loi un autre organe pourir à la place du cabinet — une disposition jamais utilisée.
La difficulté, selon le billet, est que le cabinet n'a jamais bénéficié d'une aussi faible « stature publique indépendante ». À l'exception du vice-président JD Vance — moqué sous le surnom de « Couch Cushion Casanova » —, chaque membre est « condamné à l'anonymat s'il a de la chance, à des poursuites sinon » en cas de destitution de Trump. Vance « pourrait se délecter de l'idée » d'assumer la présidence, mais ne peut rassembler une majorité du cabinet pour ce faire, et les responsables savent que les primaires républicaines sont « infestées d'électeurs MAGA ». Comme le pouvoir et la richesse sont leurs seuls objectifs, conclut le billet, Trump pourrait « réduire le pays en cendres sans opposition ».
Le billet intégral est disponible sur Econbrowser.