David French estime que « The Odyssey » de Nolan adresse un avertissement aux conservateurs au sujet de Trump
Points clés
- •David French a déclaré que « The Odyssey » de Nolan porte un message « small-c conservative » sur les limites morales, la culpabilité et la responsabilité.
- •French a soutenu que la représentation du cheval de Troie dans le film en fait une grave violation des normes sacrées d’hospitalité.
- •Certains commentateurs de droite, dont Elon Musk, ont critiqué le film en raison du casting de Lupita Nyong’o et Elliot Page.
- •Thom Hartmann a également écrit que le film offre des leçons politiques aux partisans de Trump et relie ses thèmes à une loi morale ancienne.
- •Christopher Nolan a rejeté les critiques selon lesquelles le film serait « woke » en raison de ses choix de casting.

Certains soutiens de droite influents du président Donald Trump ont critiqué l’adaptation de « The Odyssey » par le réalisateur Christopher Nolan en raison de la diversité de sa distribution. Le chroniqueur conservateur David French a toutefois affirmé que ces critiques pourraient tirer du film une leçon « small-c conservative » sur Trump, la corruption et les conséquences des fautes morales.
« A president enriches himself at a scale never seen before in the United States. An Epstein class of abusive libertines always seems to evade accountability for its crimes », a écrit French dimanche dans The New York Times. « Government officials break the law with impunity, banking on presidential pardons to excuse their crimes — all while truth is buried under an avalanche of lies, lies that are shared with gusto by cadres of grifters and fools. »
French a ajouté : « Without saying one word about modern politics, Christopher Nolan has rebuked the spirit of the age. His retelling of ‘The Odyssey’ is an admonition: Moral transgressions always carry a consequence. »
Dans sa chronique, French décrit l’Odysseus de Nolan comme un personnage hanté, moralement comme concrètement, par sa décision de violer la loi de Zeus. Dans la Grèce antique, relève French, les personnes étaient censées faire preuve d’hospitalité envers leurs invités et se comporter avec hospitalité lorsqu’elles étaient elles-mêmes invitées. Cette obligation réciproque, souvent désignée sous le nom de xenia et associée à Zeus comme protecteur des étrangers et des hôtes, n’était pas une simple règle de savoir-vivre dans l’univers des épopées homériques, mais un ordre moral sacré. En entrant dans Troie dissimulés dans un cheval de bois prétendument offert, Odysseus et ses hommes ont violé cette règle, devenant le pire type d’invités : ceux qui assassinent, volent et détruisent tout ce qu’ils peuvent.
« In the movie’s powerful third act (spoiler alert, for those who care about spoiling a modern take on an almost 3,000-year-old epic poem), Odysseus connects all the dots », a écrit French. « The Trojan War wasn’t a great victory conducted in service of a righteous cause. It was a war fought for greed and power under the pretext of fighting to bring Helen of Troy home. »
Il a poursuivi : « And the Trojan Horse? Odysseus’s strategic masterstroke? In Nolan’s depiction, it is essentially a war crime — an act of subterfuge that takes advantage of ancient customs to unleash the horrifying sack of the city after Troy’s army is defeated. Odysseus is determined to get home, but he is also wracked with guilt. »
Parce qu’Odysseus a commis ces actes, écrit French, la version du poème homérique proposée par Nolan ne se termine pas par le simple retour d’Odysseus à Ithaca pour s’asseoir sur son trône. Il revient plutôt « to confess, to rescue his wife from the clutches of evil men and to choose exile ». French en conclut que « The Odyssey » porte un message fondamentalement conservateur, malgré les critiques de figures de droite, dont le CEO de X Elon Musk et le commentateur du Daily Wire Matt Walsh, visant la diversité de la distribution du film.
« It’s a reminder of how stupid and petty much of the right has become that anyone would think this movie was ‘woke,’ » a écrit French. « Yes, a Black actor — Lupita Nyong’o — plays Helen of Troy, and a trans actor — Elliot Page — plays Sinon, the Greek warrior who unwittingly tricks the Trojans into accepting the Trojan Horse as a gift. But to label a movie woke simply because of the identity of the actors is to indulge in a caricatured version of the same identity politics that the right claims to loathe. »
French soutient au contraire que « in reality, Nolan’s ‘Odyssey’ is one of the most small-c conservative movies I’ve ever seen. I can easily imagine a natural law theorist watching the movie, nodding his head and saying, ‘Yes, there are universal moral laws, and this is exactly what happens when prideful men believe they know more than God.’ »
Cette lecture place la réponse de French en contraste avec la bataille culturelle en ligne autour du casting : plutôt que de considérer le film avant tout comme un débat sur la représentation, il l’interprète à travers un vocabulaire conservateur plus ancien, fait de limites, de devoirs, de culpabilité et de responsabilité.
Selon French, ce message fait de « The Odyssey » un avertissement pour Trump et ses alliés, qu’il décrit comme profitant ouvertement de la présidence de Trump.
« Defy the gods? Deny the dignity of your neighbor? » a écrit French. « You certainly can, if you so choose. And you may prosper for a time. But the narrative arc of the movie tells us our destiny if that’s the path we choose. It turns out that there are rules for rule breakers, just as there are for everyone else, and those rules have persisted throughout human history. »
French conclut : « Here’s one, arguably the central truth of the film: Heedless people, you will pay for what you destroy. »
Le commentateur libéral Thom Hartmann a également écrit que « The Odyssey » contient des leçons pour les spectateurs disposés à les examiner, en particulier ceux de la droite trumpiste.
« When you go to see Christopher Nolan’s new epic film ‘The Odyssey’ (as Louise and I did on Saturday), you’ll be bathed in the revelation that Trump and his military lickspittles are breaking the most ancient law that created what we today call Western civilization », a écrit Hartmann. « The movie even explains Iran’s rageful response to Trump’s violations of ‘Zeus’ Law’ and tells us of the possible consequences of his illegal and morally criminal attack on that country (which had not attacked us first) as his war of choice plays out. »
Comme French et Hartmann l’ont tous deux relevé dans leurs éditoriaux, certains conservateurs ont vivement réagi à « The Odyssey », le qualifiant de « woke » en raison des choix de casting de Nolan. Nolan a rejeté ces critiques comme « irrelevant ».
The Daily Beast a rapporté plus tôt ce mois-ci : « His comments come after MAGA commentators — including X owner Elon Musk — trashed the film for months over Nolan’s choice to cast Lupita Nyong’o as Helen of Troy and trans actor Elliot Page as the Greek warrior Sinon. »
« Musk, Newsmax host Robert Finnerty, and more have slammed the film, which isn’t out until July 17, as a ‘rewriting of history’ and Nolan as ‘racist’ for casting a Black actress in a fictional Greek character’s role », a poursuivi The Daily Beast.