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Le Sénat reporte le vote sur le CLARITY Act à septembre alors que les négociations avant la pause stagnent

Auteur: The Market Periodical·

Points clés

  • Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a annoncé que le CLARITY Act serait examiné en septembre après que les démocrates ont bloqué un accord de temps nécessaire pour faire avancer le projet de loi avant la pause d'août.
  • La législation vise à établir un cadre divisant la supervision des actifs numériques entre la SEC et la CFTC, résolvant ainsi une zone grise juridictionnelle de longue date dans la réglementation des cryptomonnaies.
  • Les sénateurs démocrates exigent des dispositions éthiques plus strictes ciblant les responsables fédéraux ayant des liens financiers avec des entreprises cryptographiques, y compris une proposition exigeant la cession de participations supérieures à 1 million de dollars et 10 % du capital.
  • Les traders de Polymarket ont abaissé la probabilité que le projet de loi devienne loi en 2026 à 14 %, reflétant une baisse de 51 % et une forte chute par rapport à plus de 70 % début mai.
  • Même si le Sénat adopte le projet de loi en septembre, la Chambre des représentants devrait approuver toute version modifiée avant que la législation puisse être transmise au bureau du président.
Le Sénat reporte le vote sur le CLARITY Act à septembre alors que les négociations avant la pause stagnent

Le CLARITY Act ne sera pas soumis au vote au Sénat avant que les législateurs ne quittent Washington pour la pause d'août. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a annoncé que la chambre avait l'intention d'examiner en septembre le projet de loi sur la structure du marché des cryptomonnaies, après que les démocrates ont bloqué un accord de calendrier nécessaire pour faire avancer les dossiers avant la pause.

Le Digital Asset Market Clarity Act, désigné sous le nom de H.R. 3633, vise à répartir la supervision des cryptomonnaies entre les régulateurs fédéraux en établissant un cadre qui détermine quand un actif numérique est traité comme une valeur mobilière sous la juridiction de la SEC et quand il est réglementé en tant que produit de base sous l'autorité de la CFTC. Le projet de loi représente la tentative la plus significative du Congrès pour résoudre une zone grise juridictionnelle qui persiste depuis l'émergence des marchés de cryptomonnaies, laissant les entreprises incertaines quant aux règles de quelle agence s'appliquent à leurs produits. Faire avancer la législation au Sénat nécessite 60 voix, ce qui signifie que la coopération bipartisane est essentielle.

Le calendrier du Sénat change à mesure que les démocrates refusent l'accord de temps

Les dirigeants républicains espéraient inclure le CLARITY Act dans le calendrier final du Sénat avant la pause. Cet effort a échoué lorsque les démocrates ont refusé d'approuver un accord de temps couvrant les affaires restantes de la chambre.

M. Thune a déclaré que les démocrates s'opposaient à la tenue d'un vote sur le CLARITY Act avant la pause, mais a noté que la direction républicaine prévoyait de positionner le projet de loi en haut de l'ordre du jour au retour du Sénat. Thune pourrait toujours déposer une motion de clôture pour lancer le processus visant à soumettre la législation à un vote en séance plénière, bien que le Sénat ne soit pas censé achever cette procédure avant le début de la pause.

Le retard offre un temps supplémentaire pour les négociations avant un éventuel vote en septembre. Eleanor Terrett a rapporté les développements.

Les dispositions éthiques restent un point central de discorde

Les sénateurs démocrates continuent de réclamer des restrictions éthiques plus strictes applicables aux responsables fédéraux ayant des liens financiers avec des entreprises d'actifs numériques. Leur proposition vise spécifiquement le président Donald Trump et les entreprises de cryptomonnaies liées à sa famille. En juillet, plusieurs sénateurs démocrates ont rejeté une version antérieure du projet de loi en raison de ces préoccupations éthiques, comme l'a couvert le précédent reportage de The Market Periodical.

Une contre-proposition bipartisane en discussion obligerait certains responsables fédéraux à se défaire de parts de propriété substantielles dans les entreprises concernées. La disposition s'appliquerait apparemment lorsqu'un responsable détient plus d'un million de dollars de valeur et au moins 10 % d'une entreprise. Les sénateurs n'ont pas encore annoncé d'accord finalisé sur ce texte. Les républicains du Sénat ont publié une version mise à jour du projet de loi fin juillet.

Le soutien républicain est également soumis à des pressions dans d'autres domaines politiques. Le sénateur Josh Hawley a indiqué qu'il pourrait s'opposer à la mesure si des modifications répondant aux préoccupations des banques communautaires n'y sont pas intégrées.

Les cotes du Polymarket chutent fortement

Les participants au marché prédictif ont considérablement réduit leurs attentes quant à l'adoption du CLARITY Act en loi en 2026. Selon le contrat Polymarket, la probabilité d'adoption se situe désormais à 14 %, reflétant une baisse de 51 %. Le volume de négociation sur le contrat est proche de 5,22 millions de dollars.

La probabilité s'élevait à plus de 70 % début mai avant de baisser régulièrement en juin, juillet et début août. La baisse la plus marquée récente a coïncidé avec le resserrement du calendrier d'août du Sénat et le report du vote prévu à septembre. Les contrats sur le marché prédictif peuvent évoluer rapidement en réponse à des développements tels qu'un vote programmé, un accord négocié ou une rupture des pourparlers.

Un vote en septembre nécessiterait toujours une coopération bipartisane

La pause d'août offre aux sponsors du projet de loi plus de temps pour négocier avec les sénateurs non engagés. Septembre permettra de tester si les législateurs peuvent résoudre le texte sur l'éthique en suspens, les préoccupations liées à la banque et d'autres dispositions avant que la direction ne planifie un vote en séance plénière. Un reportage antérieur indiquait que le Sénat pourrait publier le texte final du projet de loi début juillet.

Un vote au Sénat ne terminerait pas le processus législatif en soi. Si le Sénat approuve une version différente de la mesure adoptée par la Chambre des représentants, cette dernière devrait accepter ces modifications. La législation ne serait ensuite transmise au bureau du président que si les deux chambres adoptent un texte identique.

Le parcours du CLARITY Act reflète celui du précédent GENIUS Act, qui a connu une trajectoire difficile au Sénat après l'échec de son premier vote de clôture. Les législateurs ont fini par relancer cette mesure et l'ont adoptée à la suite de nouvelles négociations. Le CLARITY Act entre maintenant dans une phase similaire de comptage des voix et de discussions politiques au retour du Congrès.