ActualitésMacroLe comité éditorial du Wall Street Journal fustige les derniers droits de douane de Trump sur le Canada : « C'est devenu encore plus stupide ce week-end »

Le comité éditorial du Wall Street Journal fustige les derniers droits de douane de Trump sur le Canada : « C'est devenu encore plus stupide ce week-end »

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Le comité éditorial du Wall Street Journal a renouvelé ses critiques contre les droits de douane de Trump sur le Canada dans un texte intitulé « The Dumbest Trade War Revisited », publié dix semaines avant les élections de mi-mandat.
  • Les droits de douane de 50 % sur 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes sont entrés en vigueur samedi après l'effondrement d'un accord quasi finalisé, en invoquant l'article 338 du Tariff Act de 1930, un pouvoir qu'aucun président n'avait auparavant exercé.
  • Le Premier ministre canadien Mark Carney a menacé de riposter dollar pour dollar à partir du 8 septembre.
  • Trump a justifié les nouveaux droits en invoquant les représailles du Canada contre ses droits de douane sur les automobiles au nom de la sécurité nationale et les restrictions provinciales sur les ventes d'alcool américain.
  • Les éditorialistes ont averti que les droits de douane toucheront les biens de consommation, les matériaux de construction et les composants manufacturés, et ont noté que les républicains font déjà l'objet de critiques sur le terrain électoral concernant les droits de douane et l'inflation.
Le comité éditorial du Wall Street Journal fustige les derniers droits de douane de Trump sur le Canada : « C'est devenu encore plus stupide ce week-end »

Dimanche soir, le comité éditorial du Wall Street Journal a adressé un blâme cinglant à la décision prise ce week-end par le président Donald Trump de déclencher une guerre commerciale majeure avec le Canada, reprenant une critique que le comité avait formulée pour la première fois il y a un an.

Dans un éditorial intitulé « Retour sur la guerre commerciale la plus stupide », les éditorialistes ont écrit que le différend « a empiré ce week-end, M. Trump ayant escaladé avec une nouvelle série de taxes frontalières sur les importations canadiennes, à peine dix semaines avant les élections de mi-mandat ». Ils ont rappelé que Trump s'était offusqué l'an dernier lorsque le comité avait qualifié ses droits de douane contre le Canada et le Mexique de guerre commerciale la plus stupide de l'histoire.

La dernière menace tarifaire, émise le mois dernier, repose sur l'article 338 du Tariff Act de 1930, qui autorise le président à imposer des droits de douane pouvant atteindre 50 % aux pays qui discriminent « le commerce des États-Unis, directement ou indirectement ». Les éditorialistes ont ajouté avec insistance : « Aucun président avant lui n'avait utilisé ce pouvoir. »

Trump avait fixé à vendredi minuit la date limite pour que le Canada conclue un accord permettant d'éviter des droits de douane de 50 % sur 20 milliards de dollars de marchandises. Les deux pays étaient parvenus au bord d'un accord jusqu'à ce que « le cessez-le-feu explose » à la dernière minute, selon l'éditorial, chaque camp rejetant la responsabilité sur l'autre. Les droits de douane annoncés sont entrés en vigueur samedi matin. Avec ces droits désormais appliqués, le différend est passé du statut de menace négociable à celui de conflit commercial actif, susceptible de toucher un large éventail d'industries dépendantes des importations de part et d'autre de la frontière.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a menacé de riposter dollar pour dollar à partir du 8 septembre. Les éditorialistes ont soutenu que les deux camps pourraient encore reculer du bord du précipice, même si l'escalade de Trump pourrait compliquer la tâche de Carney sur le plan politique, car les Canadiens n'aiment pas être intimidés par Washington.

Pour justifier les nouveaux droits de douane, Trump a déclaré que le Canada avait discriminé les États-Unis en ripostant à ses droits de douane sur les automobiles motivés par la sécurité nationale. Il a également affirmé que les provinces canadiennes avaient restreint les ventes de boissons alcoolisées américaines en réponse à ses droits de douane « d'urgence » de l'an dernier.

« Cette nouvelle série de taxes frontalières de M. Trump frappera un éventail de biens de consommation, de matériaux de construction et de composants manufacturés », ont conclu les éditorialistes. « Les républicains sont déjà malmenés dans la campagne électorale à cause de ses droits de douane et de l'inflation. Si le taux d'approbation glacial de M. Trump est si bas, c'est notamment parce que les électeurs estiment qu'il mène des guerres à l'emporte-pièce sans stratégie, et sur le commerce, ils ont raison. »

Source : Raw Story