La « astuce » de Trump avec un accord de paix avec l'Iran arrive à expiration à l'approche de la pression hivernale sur le pétrole, alerte une analyse
Points clés
- •Le président Trump a promis à répétition qu'un accord de paix avec l'Iran ou un cessez-le-feu rouvrant le détroit d'Ormuz était imminent, mais aucun accord significatif ou durable n'a vu le jour.
- •Les prix de l'essence et du gazole restent élevés avant les élections de mi-mandat américaines, et l'analyse relie cela directement à la guerre du président contre l'Iran.
- •Le détroit d'Ormuz reste fermé ; dans des conditions normales, il transporte environ un cinquième du pétrole échangé dans le monde, et l'oléoduc est-ouest d'Arabie saoudite a également été hors service pendant un temps.
- •Les pays ont épuisé la majeure partie de leurs réserves de pétrole et de gaz au cours de l'année, qui s'épuisent au moment où la demande de chauffage hivernal dans l'hémisphère nord atteint son pic, faisant craindre des pénuries.
- •La dernière affirmation de Trump est qu'un accord sera conclu après les mi-mandats, amenant même les observateurs les plus crédules à conclure qu'il pourrait manquer d'un plan pour mettre fin à la crise pétrolière.

Le président Donald Trump a pris l'habitude de recourir à une « astuce » particulière pour convaincre les marchés mondiaux que l'économie va dans la bonne direction, mais une nouvelle analyse de The i Paper estime que cette tactique arrive désormais à grand pas à son expiration.
À quelques semaines des élections de mi-mandat américaines, Trump et le Parti républicain font face à un risque de réaction électorale alors que les prix de l'essence et du gazole restent obstinément élevés — un résultat que l'analyse relie directement à la guerre du président contre l'Iran. Cette hausse des coûts de déplacement et de transport se répercute sur presque tous les secteurs de l'économie, aggravant des inquiétudes de longue date concernant le pouvoir d'achat.
Dans une tribune publiée dimanche dans The i Paper, le journaliste et chroniqueur James Ball explique que Trump s'est confortablement appuyé sur la promesse d'un accord de paix imminent avec l'Iran pour encourager les marchés mondiaux du pétrole et des actions à rallier à sa faveur, alors même qu'aucun accord significatif ou durable n'a vu le jour. L'essentiel de ce poids repose sur le détroit d'Ormuz, ce passage étroit reliant le golfe Persique au golfe d'Oman qui, dans des conditions normales, transporte environ un cinquième du pétrole échangé dans le monde.
« [Time] and again, Trump would promise that a peace deal or a ceasefire to reopen the Strait of Hormuz was going to be signed any day now. Time and again, global markets believed him. For most of the year, oil prices have been higher, but not dramatically so. Traders genuinely seemed to believe would have the Iran war wrapped up long before the midterms – and, crucially, long before the northern hemisphere entered the winter months », a écrit Ball.
Il ajoute : « As a famous TV show once said, winter is coming. Countries have spent most of the year burning their oil and gas reserves, and they are now running low. The Strait of Hormuz isn't open, and for a time the east-west pipeline across Saudi Arabia wasn't working, either. Suddenly, the prospect oil and gas shortages in the dead of winter looks all too real. » Le calendrier saisonnier aiguise le propos : l'hiver est la haute saison de chauffage dans l'hémisphère nord, ce qui signifie que les stocks épuisés le reste de l'année offrent leur plus faible marge de sécurité au moment même où la consommation atteint son pic annuel.
Face à ce scénario qui se dessine, Ball observe que Trump « isn't managing to promise peace deals quite as often as he used to », même s'il continue de « sound positive » au sujet du conflit. La dernière affirmation du président est qu'un accord sera conclu après les mi-mandats — un calendrier qui, écrit Ball, a laissé « even the most credulous of observers » se demander pourquoi Trump reporterait un accord de paix populaire après le scrutin. Faute de logique à laquelle se raccrocher, ils en ont conclu « that maybe he doesn't have a plan to end his oil crisis, after all ». Les indicateurs observables à partir de maintenant sont concrets : la réouverture ou non du détroit d'Ormuz avant la demande hivernale de pointe, et la signature effective ou non d'un accord annoncé.
« Most Americans are already deeply unhappy with Donald Trump and his administration's performance, including millions of the people who voted for him just two years ago », a conclu Ball. « But we may have seen nothing yet: if Trump doesn't magic up a real deal, and soon, oil and gas will soar, inflation will rise with it, and his popularity will explore still new depths. Trump's 'trust me' trick has got him through the summer. It will take much more to get Trump – and America – through the winter. »