ActualitésMacroSelon un rapport, des responsables américains doutent des frappes de Trump contre l’Iran alors que les coûts atteignent 37,5 milliards de dollars

Selon un rapport, des responsables américains doutent des frappes de Trump contre l’Iran alors que les coûts atteignent 37,5 milliards de dollars

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Un haut responsable américain cité par The New York Times a déclaré que les frappes contre l’Iran produisent l’effet inverse de celui recherché en renforçant l’unité iranienne.
  • Trump et de hauts conseillers ont discuté d’une nouvelle escalade lors d’une réunion vendredi, mais peu de membres de son entourage rapproché auraient soutenu une campagne de bombardements élargie.
  • Des responsables ont mis en doute le fait qu’une reprise d’opérations de combat majeures ramènerait l’Iran à la table des négociations.
  • Le Gen. Dan Caine a averti en privé qu’une reprise des combats majeurs était possible, mais qu’elle réduirait dangereusement les stocks d’intercepteurs du U.S. Central Command.
  • Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré au Congrès que la guerre contre l’Iran avait coûté jusqu’à présent 37,5 milliards de dollars aux contribuables américains.
Selon un rapport, des responsables américains doutent des frappes de Trump contre l’Iran alors que les coûts atteignent 37,5 milliards de dollars

La campagne militaire de plus en plus intense du président Donald Trump contre l’Iran produit l’« opposé » de l’effet recherché, selon un haut responsable américain cité dans un rapport du New York Times publié samedi.

« The official said the strikes have the opposite effect of what is intended, keeping Iran cohesive and allowing Iranian leaders to focus attention on an external threat », a rapporté le Times.

Cette évaluation fait suite à la fuite de détails concernant une réunion tenue vendredi entre Trump, de hauts conseillers et des membres du Cabinet, au cours de laquelle les responsables ont discuté de l’opportunité d’une nouvelle escalade de la guerre. Selon le Times, peu de membres de l’entourage rapproché de Trump, voire aucun, considéraient qu’une intensification de la campagne de bombardements constituait une ligne de conduite judicieuse.

Un autre haut responsable informé de la discussion a également mis en doute le fait qu’un retour à des opérations de combat majeures pousserait l’Iran à revenir à la table des négociations.

Les « délibérations privées » ont notamment porté sur ce que les responsables ont décrit comme les « stocks en diminution d’intercepteurs Patriot et d’autres défenses aériennes » du Pentagone, a rapporté le Times. Cette inquiétude a fait du débat non seulement une question de levier diplomatique, mais aussi de capacité militaire et de gestion des risques pour les forces américaines opérant sous le Central Command.

« Gen. Dan Caine, the chairman of the Joint Chiefs of Staff, has cautioned privately that resuming major combat operations against Iran was doable but that it would dangerously deplete interceptors available to the military’s Central Command, which is responsible for operations in the Middle East, the officials said », indique le rapport du Times.

Plus tôt cette semaine, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré à une commission du Congrès que la guerre de Trump contre l’Iran avait coûté jusqu’à présent 37,5 milliards de dollars aux contribuables américains. Cette révélation a placé la stratégie de l’administration devant les législateurs au moment où les responsables examinaient également si des frappes supplémentaires feraient progresser les objectifs américains ou exerceraient une pression accrue sur les ressources militaires. Rawstory a décrit le conflit comme profondément impopulaire, citant des informations plus larges sur l’opposition du public à la guerre.

Les doutes internes s’ajoutent aux signes indiquant que la stratégie de l’administration à l’égard de l’Iran n’a pas produit les résultats que Trump a publiquement promis, tandis que les coûts financiers et humains du conflit continuent d’augmenter.