ActualitésMacroSelon un rapport, la proposition d’Oman à l’Iran sur la gestion du détroit d’Hormuz bénéficie d’un soutien régional

Selon un rapport, la proposition d’Oman à l’Iran sur la gestion du détroit d’Hormuz bénéficie d’un soutien régional

Auteur: ForexLive·

Points clés

  • La proposition remplacerait le contrôle exclusif iranien du détroit d’Hormuz par un mécanisme régional conjoint de gestion.
  • Le plan utiliserait des frais volontaires, sur le modèle de financement du détroit de Malacca, pour soutenir la navigation, la protection de l’environnement et les opérations de recherche et de sauvetage.
  • L’article estime que la proposition a peu de chances d’avancer sans concessions de l’Iran, surtout après l’échec du cessez-le-feu et la reprise du blocus naval américain.
  • Le contrôle du détroit d’Hormuz est décrit comme le principal levier de l’Iran dans le conflit avec les États-Unis.
  • Les données de suivi maritime montreraient toujours une fermeture de facto du détroit malgré les déclarations publiques de l’Iran sur sa réouverture.
Selon un rapport, la proposition d’Oman à l’Iran sur la gestion du détroit d’Hormuz bénéficie d’un soutien régional

C’est une chose de bénéficier du soutien d’autres membres de la région, mais c’en est une autre d’attendre de l’Iran qu’il accepte la proposition. Selon la source, les principaux éléments sont les suivants :

  • L’Iran n’exercerait pas le contrôle exclusif du détroit d’Hormuz.
  • Le détroit serait géré par un mécanisme régional conjoint avec des frais volontaires.
  • La proposition serait structurée sur le modèle du détroit de Malacca, selon lequel les utilisateurs de la voie maritime contribuent volontairement au financement de la navigation, de la protection de l’environnement, ainsi que des opérations de recherche et de sauvetage.

Sur ce premier point à lui seul, la proposition semble peu susceptible d’aboutir sans concessions de la part de l’Iran, en particulier dans le contexte du regain de conflit avec les États-Unis. Le blocus naval américain est de nouveau en vigueur après l’échec de l’accord de cessez-le-feu.

Cela compte parce que le détroit d’Hormuz n’est pas seulement un point de tension symbolique ; c’est un goulet d’étranglement maritime très surveillé, et toute proposition concernant sa gestion a des implications pour l’accès au transport maritime, la diplomatie régionale et le cadre plus large des négociations. Un mécanisme conjoint inspiré d’un autre grand détroit peut sembler pratique sur le papier, mais le véritable test est de savoir s’il peut fonctionner alors que les tensions restent élevées et que le contrôle de la voie maritime demeure lié au conflit.

Le contrôle du détroit d’Hormuz reste le principal levier de l’Iran sur les États-Unis dans ce conflit. C’est une source essentielle de poids pour maintenir la situation depuis si longtemps et pour tout moment futur où les discussions nucléaires pourraient rencontrer des difficultés.

L’Iran pourrait accepter une forme de structure de frais ou de péage et peut-être présenter publiquement cette proposition, mais si les tensions s’aggravent dans le détroit, il y a peu de raisons de s’attendre à ce que ces conditions soient respectées.

Comme indiqué précédemment, l’Iran peut dire ce qu’il veut sur la réouverture du détroit et sur l’abandon du contrôle, mais les données de suivi maritime continuent d’indiquer une fermeture de facto du détroit d’Hormuz. Quatre mois se sont déjà écoulés et rien n’a changé.