Le Sénat reporte le vote sur le CLARITY Act à septembre alors que les négociations se poursuivent
Points clés
- •Le chef de la majorité au Sénat John Thune a confirmé que le vote sur le CLARITY Act a été reporté à septembre, au retour des législateurs de la relâche.
- •Le projet de loi créerait le premier cadre réglementaire fédéral complet pour les marchés d'actifs numériques en clarifiant les limites de juridiction entre la SEC et la CFTC.
- •Les républicains détiennent 53 sièges au Sénat, ce qui signifie que le soutien démocrate est nécessaire pour atteindre les 60 voix généralement requises pour clore le débat sur une législation contestée.
- •Les sénateurs Thom Tillis et Ruben Gallego n'ont pas pu finaliser le langage de compromis sur les dispositions éthiques concernant les détentions de cryptomonnaies par de hauts fonctionnaires du gouvernement avant la relâche.
- •Galaxy Research a abaissé son estimation de probabilité de passage du projet de loi en 2026 de 50 % à 30 %, citant la coalition inachevée et la réduction du temps de session disponible.

Le chef de la majorité au Sénat John Thune a confirmé que le CLARITY Act sera examiné après le retour des sénateurs de la relâche, selon des reportages partagés par Eleanor Terrett, qui citait Jordain Carney, journaliste parlementaire chez Politico.
Ce projet de loi établirait le premier cadre fédéral complet pour les marchés d'actifs numériques, en traçant une ligne plus claire entre les juridictions réglementaires de la Securities and Exchange Commission et de la Commodity Futures Trading Commission. Son adoption marquerait un tournant pour l'industrie des cryptomonnaies, qui a évolué dans un paysage réglementaire incertain façonné en grande partie par des actions en justice plutôt que par des règles statutaires dédiées.
🚨NEWS: The Senate has decided to punt a vote on the Clarity Act until September, per Politico. — Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) August 7, 2026
🚨NEWS: The Senate has decided to punt a vote on the Clarity Act until September, per Politico.
— Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) August 7, 2026
Ce retard officialise ce qui était devenu de plus en plus probable à l'approche de la relâche d'août. L'absence de coalition sénatoriale achevée avait été identifiée comme la vulnérabilité la plus importante du projet de loi, soulevant la question de savoir si les négociateurs pourront utiliser les prochaines semaines pour finaliser un accord qui leur a échappé pendant la session législative actuelle.
Les litiges non résolus se reportent à septembre
Les principaux obstacles restent bien définis. Les républicains détiennent 53 sièges au Sénat, ce qui signifie que le CLARITY Act dépend du soutien démocrate pour atteindre les 60 voix généralement requises pour clore le débat sur une législation contestée.
Les restrictions éthiques concernant les intérêts en cryptomonnaies détenus par de hauts fonctionnaires du gouvernement restent un point de blocage majeur. Parallèlement, les groupes bancaires continuent de s'opposer aux dispositions relatives aux récompenses en stablecoins, exprimant la crainte que ces mesures puissent retirer des dépôts aux prêteurs traditionnels.
Les sénateurs Thom Tillis et Ruben Gallego travaillaient sur un langage de compromis concernant les dispositions éthiques, mais aucun accord n'avait été conclu avant le départ des législateurs pour la relâche.
Ces litiges restaient non résolus lorsque la sénatrice Cynthia Lummis a publié le projet fusionné des commissions bancaire et agricole le 22 juillet. À l'époque, elle a reconnu que les législateurs devaient encore parvenir à un accord, même si les partisans faisaient pression pour une action avant la relâche.
Le report à septembre ne relance pas le processus législatif. Il déplace plutôt les mêmes négociations vers une fenêtre législative plus étroite qui sera davantage comprimée par les échéances annuelles d'allocations budgétaires auxquelles le Congrès devra faire face à la fin de l'exercice budgétaire fédéral, le 30 septembre.
Les analystes avaient déjà commencé à réviser à la baisse leurs évaluations des perspectives du projet de loi. Galaxy Research a ramené son estimation de passage en 2026 à 30 %, contre 50 % précédemment, invoquant la coalition incomplète et la diminution du temps de session disponible. Cette révision est antérieure au report officiel du vote à septembre par le Sénat, ce qui signifie que ce retard supplémentaire pourrait inciter à de nouvelles réductions des probabilités de passage.
Les partisans de l'industrie considèrent la relâche comme une fenêtre de négociation
L'industrie des cryptomonnaies a réagi au retard avec déception plutôt qu'avec résignation.
Cody Carbone, PDG de la Digital Chamber, a adopté un ton plus pragmatique après l'annonce, arguant que le projet de loi reste viable parce qu'il sera inscrit au calendrier du Sénat avant le départ des législateurs de Washington.
« Le fait de déposer le Clarity Act au calendrier du Sénat avant de quitter la ville prépare le terrain pour des votes en septembre », a publié Carbone sur X, ajoutant que l'organisation continuerait son plaidoyer tant que la législation resterait active.
It's ok to be disappointed. But the process continues. Filing the Clarity Act on the Senate Calendar before leaving town tees the bill up for September votes. We will not stop our advocacy as long as this bill remains alive. The work continues. — Cody Carbone (@CodyCarboneDC) August 7, 2026
It's ok to be disappointed. But the process continues.
Filing the Clarity Act on the Senate Calendar before leaving town tees the bill up for September votes.
We will not stop our advocacy as long as this bill remains alive. The work continues.
— Cody Carbone (@CodyCarboneDC) August 7, 2026
La réponse de Carbone déplace l'attention du vote d'août manqué vers les préparatifs procéduraux de septembre. Bien que le projet de loi ait perdu sa fenêtre pré-relâche, les partiens misent sur sa position au calendrier du Sénat pour permettre aux négociations de reprendre rapidement au retour des législateurs.
L'intention affichée de Thune de remettre le CLARITY Act à l'ordre du jour après la relâche maintient la législation en vie, bien que cela ne garantisse pas que les voix supplémentaires nécessaires au passage se matérialisent. Le mois de septembre révélera si la période de négociation prolongée produit un accord concret ou reporte simplement les mêmes litiges non résolus.