ActualitésCryptoLe projet de loi sénatorial sur les cryptomonnaies vise à interdire aux présidents et aux hauts fonctionnaires fédéraux toute activité liée aux actifs numériques

Le projet de loi sénatorial sur les cryptomonnaies vise à interdire aux présidents et aux hauts fonctionnaires fédéraux toute activité liée aux actifs numériques

Auteur: CoinWy·

Points clés

  • Les sénateurs Jeff Merkley et Chuck Schumer portent un projet de loi au Sénat qui interdirait l'activité en cryptomonnaies aux hauts fonctionnaires fédéraux, y compris au président et aux hauts responsables de l'exécutif.
  • La sénatrice Kirsten Gillibrand a par ailleurs demandé d'interdire aux élus d'émettre des memecoins, après que Trump a lancé une memecoin personnelle avant son investiture.
  • La législation vise à combler une lacune des lois éthiques actuelles, le STOCK Act de 2012 exigeant la déclaration des transactions financières mais ne couvrant pas spécifiquement la détention ou l'émission d'actifs numériques par des fonctionnaires en exercice.
  • Le projet de loi reflète une division persistante au sein des démocrates au Sénat sur la manière dont les fonctionnaires devraient gérer leur exposition aux actifs numériques.
  • L'extension de l'interdiction des cryptomonnaies aux présidents relève les enjeux politiques et met à l'épreuve la mesure dans laquelle le Congrès est disposé à restreindre l'exécutif en matière d'actifs numériques.
Le projet de loi sénatorial sur les cryptomonnaies vise à interdire aux présidents et aux hauts fonctionnaires fédéraux toute activité liée aux actifs numériques

Un projet de loi porté par des législateurs démocrates imposerait une interdiction générale de l'activité en cryptomonnaies pour les hauts fonctionnaires fédéraux, en étendant les restrictions au président et aux autres hauts responsables de l'exécutif, dans le cadre d'une initiative visant à renforcer les règles en matière de conflits d'intérêts liés aux actifs numériques à Washington.

Portée de l'interdiction proposée

Les sénateurs Jeff Merkley et Chuck Schumer mènent l'effort pour empêcher les élus de tirer profit des cryptomonnaies, présentant la législation comme une mesure visant à mettre fin à la corruption cryptographique de Trump et d'autres élus. La proposition se distingue particulièrement par l'extension de sa portée à la présidence, plaçant la plus haute fonction de l'exécutif dans le champ de la restriction plutôt que de l'en exempter.

Par ailleurs, la sénatrice Kirsten Gillibrand a demandé d'interdire à Trump et aux élus d'émettre des memecoins, signalant que les préoccupations des législateurs couvrent également des conduites spécifiques liées aux actifs numériques par des titulaires de fonctions publiques. Cette initiative fait suite au lancement par Trump d'une memecoin personnelle avant son investiture, qui a immédiatement attiré l'attention des défenseurs de l'éthique en raison du risque que des acheteurs étrangers ou des entreprises ne canalisent de l'argent vers le président par le biais de l'achat de jetons.

Les préoccupations en matière de conflits d'intérêts motivent la législation

Ces mesures reposent sur des préoccupations de conflits d'intérêts : la crainte que des fonctionnaires qui détiennent ou émettent des actifs numériques puissent façonner les politiques affectant la valeur de ces mêmes actifs. En nommant explicitement les hauts responsables de l'exécutif, les initiateurs du texte réclament une norme éthique élevée, traçant une frontière entre la simple détention de cryptomonnaies et la capacité à influencer les règles qui les régissent.

La législation s'appuierait sur le cadre éthique existant pour les titulaires de fonctions fédérales, notamment le STOCK Act de 2012, qui oblige les membres du Congrès et les hauts responsables de l'exécutif à déclarer publiquement leurs transactions financières. La législation actuelle ne couvre pas spécifiquement l'émission ou la détention d'actifs numériques par des fonctionnaires en exercice, une lacune que les initiateurs du texte cherchent à combler.

Cette initiative reflète une division plus large entre les législateurs sur la manière dont les fonctionnaires devraient gérer leur exposition aux actifs numériques, une fracture qu'Axios a décrite comme une ligne de faille active au sein des démocrates au Sénat.

Implications pour Washington et la politique cryptographique

Un projet de loi porté par le Sénat indique que la supervision des cryptomonnaies reste un sujet actif à Washington, s'ajoutant à un programme législatif croissant qui comprend des propositions concurrentes de lois fiscales sur les cryptomonnaies émanant de législateurs américains, ainsi que des textes plus larges sur la structure du marché et les stablecoins en cours d'examen au Congrès. Étendre l'interdiction aux présidents relève les enjeux politiques, transformant ce qui aurait pu être une mesure éthique ciblée en un test direct de la mesure dans laquelle le Congrès est disposé à restreindre l'exécutif en matière d'actifs numériques.

La manière dont l'industrie et les observateurs des politiques publiques réagissent pourrait influencer la formulation des futures législations, à un moment où les groupes de pression alignés sur les cryptomonnaies s'organisent pour les élections de 2026 et où le contrôle au niveau des États s'intensifie.