Le chef de la majorité au Sénat John Thune dépose une motion de clôture pour faire avancer le Clarity Act en vue d'un vote procédural
Points clés
- •Le chef de la majorité au Sénat John Thune a déposé une motion de clôture sur le Clarity Act, déclenchant un vote procédural prévu le 15 septembre.
- •La motion de clôture nécessite 60 voix pour faire avancer le projet de loi vers un débat formel au Sénat, ce qui rend le soutien bipartisan nécessaire.
- •Le Clarity Act cherche à résoudre l'ambiguïté juridictionnelle entre la SEC et la CFTC concernant la classification des actifs numériques comme titres ou marchandises.
- •Les législateurs restent en négociations actives sur des dispositions relatives aux règles sur les finances illicites et aux exigences en matière d'éthique qui pourraient façonner les normes opérationnelles pour les entreprises de la crypto.
- •L'effort législatif fait suite à la mise en œuvre par l'Union européenne de son cadre MiCA, accentuant la pression sur les législateurs américains pour qu'ils apportent une certitude réglementaire à l'industrie des actifs numériques.

Le chef de la majorité au Sénat John Thune a déposé une motion de clôture sur le Clarity Act, préparant le terrain pour un vote procédural prévu le 15 septembre. Cette démarche constitue une étape marquante dans les efforts du Congrès pour établir un cadre réglementaire plus clair pour le marché des cryptomonnaies aux États-Unis.
La motion de clôture nécessite 60 voix pour aboutir, ce qui signifie qu'un soutien bipartisan sera nécessaire pour faire avancer le projet de loi vers un débat formel au Sénat. Les législateurs négocient activement les éléments clés de la législation, notamment les dispositions relatives aux règles sur les finances illicites et aux exigences en matière d'éthique, qui demeurent des sujets de discussion en cours.
Le Clarity Act a pour objectif de fournir un cadre réglementaire structuré pour les actifs numériques, en s'attaquant à l'incertitude de longue date qui affecte les acteurs du marché et les régulateurs. Un enjeu central que vise la législation est l'ambiguïté juridictionnelle entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), qui a conduit à des actions en justice et à des interprétations contradictoires quant à la question de savoir si certains actifs numériques relèvent des titres ou des marchandises. La législation vise à offrir des directives plus claires sur la manière dont les cryptomonnaies devraient être traitées en vertu du droit américain et s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large du Capitole qui a inclus des travaux parallèles de la Chambre des représentants sur des projets de loi relatifs à la structure du marché.
Cette poussée législative intervient alors que l'industrie des cryptomonnaies continue de réclamer une certitude réglementaire, d'autant plus que d'autres juridictions — notamment l'Union européenne avec son règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) — ont déjà avancé avec des cadres complets. Le résultat du vote du 15 septembre et le processus législatif qui s'ensuivra pourraient façonner le paysage réglementaire pour les plateformes d'échange et d'autres entités opérant dans le secteur des actifs numériques.
Selon la source, les négociations entourant les dispositions relatives à l'éthique et aux finances illicites pourraient influencer la manière dont le projet de loi final aborde les exigences opérationnelles pour les entreprises liées à la crypto.