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Le président de la SEC, Paul Atkins, signale que l’agence pourrait élaborer des règles crypto si la CLARITY Act s’enlise

Auteur: AI Crypto Core·

Points clés

  • Le président de la SEC, Paul Atkins, a indiqué que l’agence pourrait élaborer de manière indépendante des règles sur les cryptomonnaies si le Congrès ne parvient pas à adopter la CLARITY Act.
  • La CLARITY Act (H.R. 3633) vise à établir des frontières de compétence entre la SEC et la CFTC pour la supervision des actifs numériques, mais ses chances d’adoption à court terme se sont affaiblies.
  • Des règles émises par la SEC auraient une force d’application directe et offriraient des voies de conformité plus claires que l’approche historique fondée sur les décisions de justice et les accords transactionnels.
  • Une fenêtre législative qui se resserre avant la pause d’août du Sénat pousse les acteurs du marché à surveiller les agences de régulation plutôt que les législateurs pour le prochain mouvement de politique important.
  • La SEC a invité le secteur à participer via son processus de contribution écrite de la crypto task force et a défini ses priorités dans une déclaration d’agenda réglementaire 2026.
Le président de la SEC, Paul Atkins, signale que l’agence pourrait élaborer des règles crypto si la CLARITY Act s’enlise

Le président de la SEC, Paul Atkins, a indiqué que l’agence est prête à élaborer ses propres règles sur les cryptomonnaies si le Congrès ne parvient pas à faire avancer la CLARITY Act, renforçant ainsi la probabilité d’une supervision des actifs numériques menée par le régulateur aux États-Unis.

Atkins positionne la SEC comme un éventuel premier acteur sur la structure du marché crypto

Atkins a suggéré que la SEC pourrait poursuivre l’élaboration de règles sur les cryptomonnaies au lieu d’attendre indéfiniment une action législative, selon un compte rendu de ses remarques. Ce message positionne la SEC comme un éventuel premier acteur sur la structure du marché des actifs numériques et marque une rupture notable avec l’approche centrée sur l’application des règles qui caractérisait la politique crypto de l’agence sous la précédente direction, lorsque la SEC engageait des procédures très médiatisées contre de grandes plateformes d’échange plutôt que d’émettre des règles sectorielles ciblées.

Cette position s’inscrit dans la continuité des déclarations publiques d’Atkins sur la régulation des crypto-actifs, dans lesquelles le président a exposé l’approche de l’agence pour superviser les tokens et les plateformes de négociation. Pour un sujet connexe, voir SEC and CFTC Harmonize Crypto Regulation Plans.

L’enjeu pour les entreprises crypto et les investisseurs est important : des règles émises par la SEC auraient une force d’application directe, contrairement à une législation encore en cours d’examen au Congrès. Contrairement aux décisions de justice ou aux accords transactionnels — qui ont historiquement servi de principal mécanisme pour établir de facto la politique crypto — une procédure réglementaire formelle offrirait des voies de conformité plus claires. Ce signal est également lié aux travaux antérieurs de l’agence sur un cadre de taxonomie des tokens présenté par Atkins.

Pourquoi un retard de la CLARITY Act pourrait transférer davantage de pouvoir de supervision aux régulateurs

La CLARITY Act, référencée sous H.R. 3633, est le projet de loi de la Chambre destiné à définir la manière dont les actifs numériques sont régulés en établissant une frontière de compétence entre la SEC et la CFTC. Si le texte s’enlise, le cadre légal qui régit le secteur reste non rédigé, laissant les acteurs de marché sans orientation législative claire sur les actifs relevant du droit des valeurs mobilières par opposition au droit des matières premières.

Les perspectives d’adoption à court terme se sont affaiblies, la couverture du calendrier du Sénat et de sa pause d’août indiquant une fenêtre législative plus étroite. Ce retard pousse les acteurs du marché à surveiller les agences de régulation plutôt que les législateurs pour le prochain mouvement important.

Si la SEC agit en premier, les plateformes d’échange, les émetteurs de tokens et les équipes de conformité pourraient faire face à des obligations définies par l’agence avant que le texte législatif final ne soit arrêté. Cette incertitude complique la planification des entreprises, car une loi ultérieure pourrait modifier ou remplacer les règles intérimaires — une tension qui persiste tout au long du débat pluriannuel sur la structure du marché crypto au niveau fédéral.

Une telle orientation réglementaire s’inscrirait aussi dans les travaux de coordination interagences en cours, notamment les efforts visant à harmoniser la supervision crypto entre la SEC et la CFTC et les discussions antérieures d’une possible proposition de safe harbor crypto de la SEC. La manière dont ces différents volets convergeront reste indéterminée tant que le Congrès ou la SEC n’aura pas pris de mesure formelle.

Par ailleurs, la SEC a изложé ses priorités dans une déclaration d’agenda réglementaire 2026 et a invité le secteur à contribuer via son processus de contribution écrite de la crypto task force. Les parties prenantes souhaitant influencer l’orientation d’une éventuelle réglementation peuvent suivre ces canaux pour saisir des occasions de déposer des commentaires officiels.