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Des alliés de Trump chercheraient à torpiller la candidature de Scott Jennings au poste de porte-parole de la Maison-Blanche

Auteur: Rawstory·

Points clés

  • Karoline Leavitt doit quitter ses fonctions de porte-parole de la Maison-Blanche à la fin du mois.
  • Un rapport du New York Post indique que certains alliés de Trump veulent torpiller la candidature de Scott Jennings pour ce poste.
  • Jennings a rencontré la chef de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles, mais un haut responsable de l'administration a déclaré qu'aucun favori clair ne s'est dégagé.
  • Selon le rapport, les liens de Jennings avec le sénateur Mitch McConnell sont une raison majeure de l'opposition à sa candidature.
  • Natalie Harp est apparue comme candidate surprise possible, et Trump pourrait attendre la fin des élections de mi-mandat pour prendre une décision.
Des alliés de Trump chercheraient à torpiller la candidature de Scott Jennings au poste de porte-parole de la Maison-Blanche

Les alliés du président Donald Trump manœuvrent pour « torpiller » la candidature du commentateur conservateur Scott Jennings au poste de prochain porte-parole de la Maison-Blanche, selon un rapport publié jeudi par le New York Post.

Selon le Post, les « alliés les plus acharnés » de Trump cherchent à nuire à Jennings en raison de ses liens de longue date avec son mentor, le sénateur Mitch McConnell (R-KY). Trump s'emploie toujours à pourvoir le poste que la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt quittera à la fin du mois. Cette vacance dépasse la simple question des effectifs de l'aile ouest : le porte-parole est le messager quotidien le plus visible de l'administration, et Leavitt, devenue à 27 ans la plus jeune personne à avoir jamais occupé ce titre, s'est imposée comme l'un des visages les plus en vue du second mandat de Trump grâce à ses briefings télévisés réguliers.

« Ce ne sera pas lui », a déclaré au Post une source anonyme proche de l'administration.

Selon le Post, Jennings a rencontré la chef de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles ce week-end. Toutefois, un haut responsable de l'administration a indiqué qu'aucun favori clair ne s'est dégagé pour ce rôle.

« Tout est encore ouvert », a affirmé ce haut responsable. « Il n'y a ni favori ni idées préconçues. »

Le reportage du Post présente néanmoins cette indécision comme une tentative de proches de Trump de saboter les chances de Jennings en raison de son lien avec McConnell. Jennings, originaire du Kentucky, qui a travaillé à la Maison-Blanche du président George W. Bush avant de devenir une figure pro-Trump de longue date au sein des panels politiques de CNN, a évoqué sa relation avec McConnell dans le contexte de la longue absence du sénateur chevronné. Ce lien avec McConnell est sensible dans les cercles MAGA : McConnell a été le chef de parti ayant exercé le plus longtemps de l'histoire du Sénat avant de quitter ses fonctions en janvier 2025, et sa relation avec Trump s'est brisée après l'élection de 2020 et l'attaque du Capitole du 6 janvier.

Le journal a également relevé que Jennings s'était aligné sur la position de McConnell tenant Trump pour responsable de la violence au Capitole le 6 janvier. Dans une tribune publiée sur CNN, Jennings a écrit : « Trump a provoqué cette insurrection par ses mensonges et ses théories du complot affirmant que le processus électoral était truqué. »

Contacté par le Post pour un commentaire, Jennings a répondu par un gif du personnage incarné par Patrick Swayze dans le film de 1989 « Road House », accompagné de la légende « Les opinions divergent ».

Jennings a récemment pris la défense de la position de Trump en répondant aux remarques du sénateur Jon Ossoff, selon lesquelles le président préfère « voyager avec Natalie Harp » plutôt que faire son travail. Lors d'un débat houleux sur CNN, Jennings a soutenu que Harp ne mérite pas d'être attaquée parce qu'elle n'occupe pas de rôle exposé au public, mais il a refusé de dénoncer les attaques de Trump contre les femmes, y compris les journalistes.

Harp elle-même est apparue comme une candidate potentielle surprise pour le poste de Leavitt. Ancienne présentatrice de One America News, ayant travaillé à la Maison-Blanche lors du premier mandat de Trump et sur sa campagne de 2020 avant de revenir comme assistante personnelle connue pour apporter au président des articles de presse imprimés, Harp a principalement œuvré dans les coulisses plutôt que devant les caméras. Selon des initiés, Trump préférerait embaucher un homme pour ce poste, tandis que d'autres rapportent que le président ne serait pas opposé à repousser sa décision de recrutement jusqu'après les élections de mi-mandat. Avec le départ de Leavitt prévu à la fin du mois, la question demeure de savoir si un successeur sera nommé avant ou après les élections de mi-mandat de novembre.