ActualitésCryptoManpreet Kohli, dirigeant de Saitama, perd son recours contre l'extradition au Royaume-Uni dans l'affaire de fraude américaine

Manpreet Kohli, dirigeant de Saitama, perd son recours contre l'extradition au Royaume-Uni dans l'affaire de fraude américaine

Auteur: CryptoMeter io·

Points clés

  • Un juge britannique a rejeté la dernière tentative de Manpreet Kohli pour empêcher son extradition vers les États-Unis.
  • La décision finale d'extradition relève désormais du ministre britannique de l'Intérieur, sous réserve des droits d'appel ultérieurs à Londres.
  • Kohli reste libre sous caution de 200 000 livres et n'a été condamné pour aucune infraction.
  • Les procureurs américains l'accusent, ainsi que d'autres dirigeants de Saitama, d'avoir vendu secrètement des tokens tout en déclarant publiquement en détenir ou en acheter.
  • Selon les procureurs, Kohli aurait personnellement gagné environ 20 millions de dollars, et il serait poursuivi pour fraude électronique et manipulation de marché en cas d'extradition.
Manpreet Kohli, dirigeant de Saitama, perd son recours contre l'extradition au Royaume-Uni dans l'affaire de fraude américaine

Manpreet Kohli, ancien directeur général de la société de cryptomonnaies Saitama, a perdu son dernier recours contre son extradition du Royaume-Uni vers les États-Unis. Il risque désormais d'être transféré aux États-Unis pour y être jugé pour fraude électronique et manipulation de marché. Kohli n'a pas été condamné, et les ministres britanniques doivent encore rendre la décision finale en matière d'extradition.

L'affaire d'extradition renvoyée aux ministres

Un juge britannique a rejeté le recours de Kohli le 19 août et a renvoyé l'affaire au gouvernement britannique. Selon la procédure d'extradition britannique, la décision repose désormais sur le ministre de l'Intérieur, qui doit approuver les demandes d'extradition américaines, et les appels ultérieurs sont examinés par la Haute Cour de Londres. Kohli reste libre sous caution de 200 000 livres et conserve le droit de faire appel.

Cet Indien de 45 ans soutenait que les autorités américaines ne pouvaient pas garantir des protections adéquates pour sa santé mentale et son risque de suicide pendant sa détention. Le juge Samuel Goozee a conclu que des dispositions appropriées existaient pendant le transport et la détention. Ce type d'objections fondées sur le risque de suicide revient régulièrement dans les affaires d'extradition britanniques, où les tribunaux mettent en balance les droits fondamentaux de la personne et les assurances de l'État requérant concernant les soins en détention.

Les allégations remontent à l'ascension rapide de Saitama sur le marché des cryptomonnaies. Le token basé sur Ethereum aurait atteint une valeur de marché maximale d'environ 7,5 milliards de dollars.

Le schéma présumé de manipulation du token

Les procureurs américains accusent Kohli et d'autres dirigeants de Saitama d'avoir affirmé publiquement détenir ou acheter le token tout en vendant secrètement leurs positions pour en tirer profit. Selon les procureurs, Kohli aurait personnellement gagné environ 20 millions de dollars grâce à cette activité.

L'affaire fait suite à une enquête du FBI qui a impliqué la création d'un token numérique dans le cadre d'une opération visant des manipulations présumées du marché des cryptomonnaies. Les autorités américaines ont inculpé Kohli de fraude électronique, de manipulation de marché et de délits connexes de complot.

Un juge fédéral de Boston a également récemment rejeté la tentative de Kohli d'annuler l'acte d'accusation américain. Ce recours comprenait un argument selon lequel le token Saitama ne constituait pas un titre financier au sens du droit américain des valeurs mobilières, une question qui revient régulièrement dans les affaires d'application de la loi américaine sur les cryptomonnaies. En cas d'extradition, Kohli répondrait des accusations devant le tribunal fédéral de Boston, où l'acte d'accusation est toujours en instance.

La décision du gouvernement britannique déterminera si Kohli est finalement envoyé aux États-Unis. L'affaire souligne également l'ampleur croissante des efforts américains d'application de la loi contre la manipulation présumée des marchés des cryptomonnaies.