ActualitésCryptoLe Parlement du Myanmar adopte un projet de loi anti-arnaques en ligne prévoyant des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité

Le Parlement du Myanmar adopte un projet de loi anti-arnaques en ligne prévoyant des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité

Auteur: Cointelegraph·

Points clés

  • Le Parlement du Myanmar a adopté un projet de loi anti-arnaques en ligne prévoyant des peines de 10 ans à la réclusion à perpétuité pour les fraudes liées aux cryptomonnaies et les centres d’escroquerie en ligne.
  • La loi autorise la peine capitale pour les méthodes coercitives violentes utilisées pour forcer la participation à des opérations d’escroquerie, la peine de mort étant obligatoire lorsque ces actes causent la mort.
  • Les régions frontalières du Myanmar, en particulier l’État Shan près de la Chine, sont devenues des centres majeurs de complexes d’escroquerie exploités par des organisations criminelles transnationales.
  • La Chine a à plusieurs reprises fait pression sur le Myanmar et les pays voisins pour démanteler ces complexes, les précédentes opérations ayant entraîné le rapatriement de milliers de ressortissants chinois.
  • Le député Aye Chan a confirmé que la version finale conservait la disposition relative à la peine de mort et qu’aucune modification importante n’avait été apportée aux principales dispositions du projet initial.
Le Parlement du Myanmar adopte un projet de loi anti-arnaques en ligne prévoyant des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité

Le Parlement du Myanmar a approuvé un projet de loi anti-arnaques en ligne qui prévoit des peines de prison allant de 10 ans à la réclusion à perpétuité pour les fraudes liées aux cryptomonnaies et l’exploitation de centres d’escroquerie en ligne.

Le Pyidaungsu Hluttaw, le Parlement bicaméral du Myanmar, a adopté le texte dans son intégralité mardi après avoir concilié les divergences entre les versions précédemment approuvées par ses deux chambres, selon le média public Global New Light of Myanmar (GNLM). Le rapport du GNLM n’indiquait pas si le projet de loi avait reçu l’assentiment présidentiel ni quand il entrerait en vigueur.

Cette loi représente la tentative la plus récente du Myanmar pour lutter contre une industrie des cyberescroqueries en plein essor qui a transformé certaines régions du pays en foyers d’arnaques en ligne. Les régions frontalières du Myanmar, en particulier l’État Shan près de la Chine, sont devenues des centres majeurs de vastes complexes d’escroquerie exploités par des groupes criminels transnationaux. Ces activités sont devenues une industrie de plusieurs milliards de dollars en Asie du Sud-Est, ce qui a conduit l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime à avertir de son expansion dans la région du Mékong. La Chine a à plusieurs reprises demandé au Myanmar et à d’autres pays voisins de démanteler ces complexes, et les opérations de répression menées auparavant ont conduit au rapatriement de milliers de ressortissants chinois.

Une version préliminaire du projet de loi a été publiée en mai, interdisant explicitement les arnaques liées aux cryptomonnaies et fixant des peines allant de 10 ans à la réclusion à perpétuité. Le texte autorise également des peines de 10 ans à la réclusion à perpétuité, ou la peine capitale, pour des actes de violence, de torture, d’arrestation illégale ou de détention utilisés pour contraindre des personnes à participer à des arnaques en ligne. La peine de mort est obligatoire lorsque ces actes entraînent la mort. La sévérité des sanctions reflète l’ampleur des abus documentés dans les complexes d’escroquerie, où des travailleurs victimes de traite — souvent recrutés sous de faux prétextes — ont indiqué avoir été retenus contre leur gré et soumis à des violences physiques.

Selon un article du Straits Times citant l’Agence France-Presse, le député de la chambre basse Aye Chan a déclaré que la version finale conservait la disposition relative à la peine de mort et qu’aucune modification importante n’avait été apportée aux dispositions clés de l’ébauche. Le texte final amendé n’était pas immédiatement disponible.