La raffinerie indienne MRPL interdit aux fournisseurs de brut les routes du détroit d’Ormuz et de la mer Rouge
Points clés
- •MRPL est devenue la première raffinerie indienne à demander aux fournisseurs de brut d’éviter à la fois le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.
- •L’appel d’offres au comptant porte sur jusqu’à 1 million de barils à livrer entre le 25 août et le 6 septembre.
- •Business Standard a indiqué qu’aucun raffineur indien n’avait auparavant ajouté de telles restrictions de routage à un appel d’offres au comptant pour le brut.
- •MRPL n’a pas attribué son précédent appel d’offres pour le brut et pourrait maintenir ces restrictions dans ses futurs appels d’offres si la situation en Asie occidentale ne s’améliore pas.
- •Le trafic de pétroliers dans le détroit de Bab el-Mandeb et le détroit d’Ormuz reste bien inférieur à la normale malgré l’arrêt des frappes américaines et iraniennes.

India’s Mangalore Refinery and Petrochemicals Ltd. (MRPL) est devenue la première raffinerie indienne à demander aux fournisseurs de brut d’éviter à la fois le détroit d’Ormuz et la mer Rouge, selon un appel d’offres au comptant portant sur jusqu’à 1 million de barils de brut.
L’appel d’offres recherche des cargaisons pour une livraison entre le 25 août et le 6 septembre et précise que le chargement du brut ou son transit par la mer Rouge ou le détroit d’Ormuz doit être évité. Business Standard a indiqué qu’aucun raffineur indien n’avait auparavant inclus une telle exigence dans un appel d’offres au comptant pour l’importation de brut.
Cette décision intervient après une semaine de perturbations dans les deux principaux corridors maritimes pétroliers du Moyen-Orient, des routes suivies de près car elles acheminent une part importante des flux mondiaux de brut et toute interruption prolongée peut affecter la manière dont les raffineurs s’approvisionnent et planifient les livraisons. Les forces houthis ont ciblé des navires opérant en mer Rouge après avoir déclaré un blocus sur les exportations saoudiennes, tandis que les mouvements de pétroliers à travers le détroit d’Ormuz restent bien en dessous de la normale malgré la suspension des frappes américaines et iraniennes.
Business Standard a indiqué que MRPL n’avait pas attribué son précédent appel d’offres pour le brut et a précisé que la société entendait conserver ces restrictions de routage dans ses futurs appels d’offres au comptant si la situation en Asie occidentale ne s’améliore pas.
Le trafic de pétroliers dans le détroit de Bab el-Mandeb reste proche de ses plus bas niveaux depuis plusieurs mois. Seuls 11 pétroliers de matières premières ont franchi le goulet d’étranglement dimanche, dont sept pétroliers de pétrole. Deux très grands pétroliers transporteurs de brut faisaient route vers le terminal d’exportation de Yanbu, en Arabie saoudite, pour charger du brut, tandis que la société de renseignement maritime Windward a indiqué que les pétroliers chargeant à Yanbu sont passés à des opérations AIS-dark lorsqu’ils se trouvent à quai au terminal.
Les prix du Brent ont fortement reculé lundi, à environ $88 en début de séance, après l’arrêt des frappes militaires entre Washington et Téhéran, mais le trafic de pétroliers dans le détroit de Bab el-Mandeb comme dans le détroit d’Ormuz ne s’est pas encore redressé.
Par Alex Kimani pour Oilprice.com