Les marchés européens consolident avant le rapport NFP américain, tandis que les ventes au détail de la zone euro reculent
Points clés
- •Les ventes au détail de la zone euro ont reculé de 0,6 % en juillet par rapport au mois précédent, annulant la hausse de 0,2 % de juin, tout en progressant de 0,6 % sur un an.
- •Le recul mensuel a été principalement entraîné par une baisse de 1,4 % des ventes de produits non alimentaires, accompagnée d'une chute de 0,8 % des ventes de carburant automobile, tandis que les aliments, boissons et tabac ont progressé de 0,4 %.
- •Le rapport américain sur l'emploi non agricole est attendu à 56 000, avec un taux de chômage prévu inchangé à 4,1 % et des salaires horaires moyens en hausse de 3,0 % sur un an.
- •La variation de l'emploi au Canada en août est attendue à 15 000, en baisse par rapport à 75 000 précédemment, avec un taux de chômage stable à 6,4 %.
- •La prochaine publication de l'IPC est jugée plus déterminante que les données sur l'emploi pour savoir si la Fed relèvera ses taux en septembre.

Les marchés ont été calmes lors de la séance européenne avant la publication du rapport américain sur l'emploi non agricole (NFP), avec peu d'actualités ou de données notables. L'évolution des prix est restée principalement enfermée dans un range : les actions ont légèrement progressé et le pétrole a modestement reculé, mais ces mouvements sont restés négligeables. Cette consolidation est typique des séances précédant des données américaines de premier plan, les investisseurs réduisant souvent leurs positions plutôt que de prendre de nouveaux risques avant une publication susceptible de réinitialiser les attentes sur les taux.
La principale donnée de la séance a été le rapport sur les ventes au détail de la zone euro, qui a affiché un recul en juillet, indiquant une demande des consommateurs plus faible. La consommation des ménages est un pilier clé de la croissance de la zone euro, et ce chiffre vient donc conforter le tableau d'une reprise atone dans la zone monétaire. Le volume du commerce de détail a diminué de 0,6 % en juillet par rapport au mois précédent, annulant la hausse de 0,2 % enregistrée en juin. Sur un an, toutefois, l'activité de détail est restée légèrement positive : par rapport à juillet 2025, les ventes au détail de la zone euro ont augmenté de 0,6 %, tandis que celles de l'UE dans son ensemble ont progressé de 1,0 %.
Le recul mensuel s'explique principalement par un affaiblissement de la demande de produits non alimentaires, dont les ventes ont chuté de 1,4 % dans la zone euro. Les ventes de carburant automobile ont également reculé de 0,8 %, tandis que les dépenses en aliments, boissons et tabac ont apporté un certain soutien, en hausse de 0,4 %. La faiblesse des catégories discrétionnaires non alimentaires est souvent observée comme un indicateur de la confiance des ménages, les consommateurs ayant tendance à réduire en premier leurs achats facultatifs lorsque le budget se resserre.
Pour la séance américaine, le rapport canadien sur l'emploi et le NFP américain sont attendus. La variation de l'emploi au Canada pour août est attendue à 15 000, en baisse par rapport à 75 000 précédemment, avec un taux de chômage stable à 6,4 %. Ces données ne devraient pas influer sur les perspectives de politique monétaire de la Banque du Canada, dont l'attention reste portée sur l'inflation. Cela dit, un rapport très solide pourrait soutenir le CAD à la suite de la décision de taux de la Banque du Canada, plus restrictive qu'attendu.
Le NFP américain est attendu à 56 000, contre -23 000 précédemment, avec un taux de chômage prévu inchangé à 4,1 %. Les salaires horaires moyens sont attendus en hausse de 3,0 % sur un an, contre 3,2 % précédemment, tandis que la mesure mensuelle est attendue à 0,3 %, contre 0,1 % auparavant.
La prochaine publication de l'IPC est considérée comme plus décisive, car elle déterminera si la Fed relève ses taux en septembre ou reste sur pause au moins un mois de plus. En conséquence, la réaction des marchés aux données sur l'emploi sera probablement limitée si les chiffres sont conformes aux attentes, ou légèrement supérieurs ou inférieurs, car un tel résultat ne changerait rien aux calculs de la Fed. Il faudrait probablement une publication très forte ou très faible pour faire bouger les marchés de manière significative — une dynamique à surveiller au-delà du chiffre principal, car la composante de la croissance des salaires et d'éventuelles révisions des mois précédents peuvent également faire évoluer le débat sur les taux.
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