Le Maharashtra propose la loi DELTA pour apporter la tokenisation des propriétés en Inde
Points clés
- •La loi DELTA proposée par le Maharashtra permettrait aux droits de propriété sur les biens immobiliers d'être représentés sous forme de jetons numériques.
- •Le ministre en chef Devendra Fadnavis a chargé les responsables de l'État de préparer un projet de loi et d'examiner les modèles de réglementation mondiaux.
- •La proposition est liée à l'objectif du Maharashtra de devenir une économie de 1 000 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années.
- •Les responsables devraient prendre en compte des exemples internationaux de Dubaï, des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni.
- •Une question centrale non résolue est de savoir comment les droits de propriété tokenisés s'intégreraient aux systèmes d'enregistrement des terres et juridiques existants de l'Inde.

L'Inde s'apprête à étendre ses initiatives en matière de blockchain à l'immobilier grâce à la loi proposée par le Maharashtra sur la numérisation et l'échange d'actifs fonciers tokenisés (DELTA), un cadre destiné à soutenir la tokenisation des biens immobiliers.
Le Maharashtra a proposé la loi DELTA, devenant ainsi le premier État indien à franchir ce pas. Le ministre en chef Devendra Fadnavis a chargé les responsables de l'État de préparer un projet de loi pour cette proposition. Si elle est approuvée, le Maharashtra deviendrait le premier État indien à adopter un cadre juridique pour la tokenisation des propriétés.
La loi proposée sur la numérisation et l'échange d'actifs fonciers tokenisés (DELTA) du Maharashtra vise à créer une législation permettant la tokenisation des biens immobiliers. Ce cadre pourrait introduire la propriété immobilière on-chain en Inde et rendre les transactions immobilières plus accessibles grâce à des registres de propriété basés sur la blockchain.
Le Maharashtra recherche un cadre juridique pour les propriétés tokenisées
Fadnavis a déclaré que le Maharashtra a pris l'initiative d'introduire la loi DELTA dans le cadre d'un effort plus large pour promouvoir la propriété numérique des biens immobiliers. L'État vise à tokeniser les droits de propriété afin que la propriété puisse être représentée numériquement.
La proposition est également liée à l'objectif affiché du Maharashtra de devenir une économie de 1 000 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années. Fadnavis a déclaré que la tokenisation des propriétés pourrait soutenir de manière significative l'économie financière de l'État en ouvrant de nouvelles opportunités de revenus. Il a par conséquent chargé les responsables de commencer à préparer le projet de loi pour la loi DELTA.
Dans le cadre de la proposition, les droits de propriété sur des biens immobiliers seraient convertis en jetons numériques. Ces jetons représenteraient une part ou un intérêt dans une propriété, créant ainsi un nouveau modèle de propriété immobilière en Inde. Les partisans de la proposition estiment que cette structure pourrait rendre les transactions plus transparentes, efficaces et accessibles.
Pour qu'un tel système ait une force juridique, les registres de jetons devraient fonctionner conjointement avec les lois sur la propriété établies en Inde, les processus d'enregistrement et les registres des revenus fonciers. En Inde, l'administration des terres est en grande partie gérée au niveau de l'État, ce qui rend le cadre proposé par le Maharashtra particulièrement important en tant que cas de test mené par un État pour l'application des registres blockchain à la propriété immobilière.
Des responsables pour étudier les réglementations mondiales
L'intérêt du Maharashtra pour la tokenisation des propriétés intervient alors que plusieurs juridictions explorent ou mettent en œuvre des cadres pour les actifs du monde réel (RWA) tokenisés. Fadnavis a ordonné aux responsables de l'État d'étudier les réglementations et les directives du secteur dans d'autres pays avant de finaliser la proposition de loi.
Dubaï fait partie des juridictions qui ont progressé dans la tokenisation des propriétés. La ville a lancé un projet pilote de tokenisation soutenu par le gouvernement via le Dubai Land Department (DLD). Dubaï a également introduit des règles sectorielles plus claires via la Virtual Assets Regulatory Authority (VARA).
Les États-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont également pris des mesures liées à la tokenisation immobilière. Ces juridictions ont introduit des mesures, notamment des règles de lutte contre le blanchiment d'argent et des normes de protection des investisseurs pour le secteur.
Ces exemples montrent pourquoi la conception juridique est importante pour les propriétés tokenisées. Les jetons immobiliers peuvent soulever des questions de titre, de transférabilité, de garde, de divulgation et de protection des acheteurs, tandis que toute négociation secondaire peut nécessiter une conformité avec les règles des marchés financiers et de lutte contre le blanchiment d'argent.
L'industrie indienne de la cryptographie qualifie la proposition de jalon
Les participants de l'industrie de la cryptographie en Inde ont décrit la proposition de loi DELTA comme un développement politique significatif. Certains membres de la communauté la considèrent comme l'une des plus grandes initiatives politiques en matière de blockchain du pays et une étape clé pour la tokenisation des actifs du monde réel (RWA).
Edul Patel, cofondateur de Mudrex, a déclaré que la loi DELTA représente la première initiative majeure de l'Inde vers l'adoption de la tokenisation des RWA. Il a ajouté : « L'immobilier est la classe d'actifs la plus illiquide en Inde. Un cadre juridique pour les titres fonciers tokenisés signifie des transactions plus rapides, des historiques de propriété plus clairs et, potentiellement, de nouveaux produits hypothécaires et de prêt basés sur une propriété programmable et vérifiable. »
Un autre commentateur indien de la cryptographie sur X, Unnati, a déclaré que la proposition pourrait « créer un précédent sur la façon dont les RWA sont réglementés, financés et échangés, non seulement en Inde, mais dans le monde entier ».
Un problème majeur non résolu est la manière dont le système existant d'enregistrement des terres de l'Inde serait intégré à la tokenisation. La gestion de cette transition reste un défi majeur pour la proposition, ainsi que les détails du projet de loi, notamment la manière dont les intérêts tokenisés seraient créés, vérifiés, transférés et reconnus par les autorités.