ActualitésActionsLe Nikkei recule sur les craintes d'intervention sur le yen, le Kospi vacille tandis que le Kosdaq s'envole

Le Nikkei recule sur les craintes d'intervention sur le yen, le Kospi vacille tandis que le Kosdaq s'envole

Auteur: ForexLive·

Points clés

  • Le Nikkei japonais a reculé de 0,11 % et le Topix plus large a chuté de 0,26 %, les investisseurs restant prudents après la confirmation de l'intervention coordonnée d'achat de yen par Tokyo et Washington, qui a fait passer le dollar d'environ 163 à environ 157,70 yens.
  • Toyota Motor devrait annoncer une cinquième baisse trimestrielle consécutive de son bénéfice d'exploitation, ces résultats revêtant une importance significative pour le marché japonais dans son ensemble en raison de la forte pondération de l'entreprise dans les indices.
  • Le Kospi sud-coréen a ouvert près de 1,5 % plus haut avant de se retourner pour reculer jusqu'à 0,26 %, les inquiétudes concernant les dépenses liées à l'IA l'emportant sur le soutien apporté par des données d'inflation de juillet plus basses que prévu.
  • Le Kosdaq a bondi de plus de 5 % sous l'effet d'achats institutionnels nets de 354 milliards de KRW, poussant la Korea Exchange à activer un mécanisme de limitation des achats pour la troisième séance consécutive.
  • Les valeurs phares japonaises orientées vers l'exportation subissent une pression continue sur leurs résultats du fait d'un yen plus fort, qui réduit la valeur en monnaie locale des revenus outre-mer.
Le Nikkei recule sur les craintes d'intervention sur le yen, le Kospi vacille tandis que le Kosdaq s'envole

Les actions japonaises et sud-coréennes ont divergé fortement mardi, les valeurs de Tokyo restant sur la défensive face aux craintes persistantes d'une nouvelle intervention d'achat de yen, tandis que le marché de Séoul s'est partagé entre un Kospi vacillant et un Kosdaq en plein envol porté par des achats institutionnels massifs.

L'indice Nikkei japonais a reculé de 0,11 % lors de la pause de midi, le Topix plus large reculant de 0,26 %, les investisseurs restant prudents avant la publication des résultats trimestriels de Toyota Motor prévue plus tard dans la journée. Ce recul fait suite à une baisse plus marquée lundi, lorsque le Nikkei avait perdu près de 1 % après que le ministère des Finances du Japon a confirmé que Tokyo et Washington avaient mené une intervention coordonnée d'achat de yen — une mesure rare dans laquelle les autorités vendent des dollars et achètent des yens pour soutenir la monnaie — ajoutant qu'elles n'hésiteraient pas à intervenir à nouveau si nécessaire.

L'intervention coordonnée demeure le thème dominant pour les actions japonaises. Les exportateurs subissent une pression renouvelée liée à un yen plus fort, même si les marchés restent attentifs à la perspective d'une nouvelle action officielle si la monnaie s'affaiblit à nouveau. Le dollar se négociait à 157,70 yens, ayant fortement évolué en faveur du yen depuis environ 163 à la suite de l'intervention. La prudence persistante suggère que les investisseurs intègrent la possibilité d'actions répétées plutôt que d'une mesure ponctuelle. Un yen plus fort pèse sur les perspectives de résultats des valeurs phares japonaises orientées vers l'exportation en réduisant la valeur des revenus outre-mer une fois convertis en monnaie locale.

Le Kiuchi du Japon refuse de citer un niveau de change, suit l'impact de près

Dans ce contexte, Toyota Motor, le premier constructeur automobile mondial, devrait annoncer une cinquième baisse trimestrielle consécutive de son bénéfice d'exploitation, pénalisée par un ralentissement des ventes de véhicules et une hausse des coûts. Les résultats de Toyota revêtent une importance particulière pour le marché élargi compte tenu du poids disproportionné de l'entreprise dans les indices Nikkei et Topix. Les médias japonais (Kyodo) ont par ailleurs rapporté que Toyota prévoit de réduire temporairement ses opérations sur son site de Tahara entre le 17 et le 31 août. Les valeurs lourdes japonaises liées à l'IA ont évolué de manière contrastée, et l'ampleur du marché sur le Nikkei a été négative dans l'ensemble, reflétant la prudence dominante tout au long de la séance.

À Séoul, le Kospi a connu une séance volatile. L'indice de référence a ouvert en hausse de près de 1,5 % à 6 351 avant de reculer jusqu'à 0,26 % en territoire négatif à 6 241 à un moment donné avant midi. Ce recul est intervenu alors que les inquiétudes concernant les dépenses liées à l'IA ont eu raison du soutien apporté par des données montrant que l'inflation de juillet a ralenti plus que prévu — une combinaison qui a empêché l'indice de conserver ses gains initiaux.

Le Kosdaq, la bourse secondaire de la Corée du Sud orientée vers la croissance et abritant des sociétés à petite capitalisation et axées sur la technologie, a raconté une toute autre histoire, bondissant de plus de 5 % au cours de la séance. La Korea Exchange a activé un mécanisme de limitation des achats uniquement, qui suspend le trading programmé, à 10:47:51 heure locale, sous l'effet d'une demande institutionnelle massive qui a alimenté la hausse. Les institutions ont enregistré des achats nets de 354 milliards de KRW. Il s'agissait de la troisième séance de bourse consécutive où la limitation côté acheteur a été déclenchée — après des activations le mois dernier puis à la séance précédente — soulignant un schéma soutenu de pression d'achat concentrée sur l'indice des petites capitalisations sud-coréen, même si le Kospi élargi peinait à trouver une direction.