ActualitésMacroISWG-GHG 22 : le groupe de travail s'achève avec un texte sur le cadre « net-zéro » attendu à la MEPC 85

ISWG-GHG 22 : le groupe de travail s'achève avec un texte sur le cadre « net-zéro » attendu à la MEPC 85

Auteur: Ship & Bunker·

Points clés

  • L'ISWG-GHG 22 s'est tenu à Londres du 1er au 4 septembre avec près de 1 200 participants inscrits, sous la présidence de Sveinung Oftedal (Norvège).
  • Le président du groupe de travail a fait état d'une réelle volonté des délégations de présenter un texte sur le cadre net-zéro à la MEPC 85 en novembre.
  • Les projets de lignes directrices et le cadre d'évaluation des GES sur le cycle de vie ont été reportés à l'ISWG-GHG 23 faute de temps, la session extraordinaire reprise de la MEPC étant fixée au 4 décembre.
  • Selon un relevé de l'UCL, 38 États sont en faveur d'un fonds GES centralisé et 17 contre, l'alternative japonaise fondée sur des contributions directes ayant été fermement rejetée.
  • La délégation américaine a réaffirmé son opposition à tout fonds administré par l'OMI, tout en se montrant ouverte à des alternatives comme le concept brésilien de « facilité ».
ISWG-GHG 22 : le groupe de travail s'achève avec un texte sur le cadre « net-zéro » attendu à la MEPC 85

La dernière série de discussions de l'OMI sur le cadre net-zéro (NZF) s'est achevée vendredi, le président du groupe de travail faisant état d'une « réelle volonté » des délégations de réaliser des progrès concrets à sa prochaine session et de soumettre un texte au Comité de protection du milieu marin (MEPC) en novembre.

La 22e session du groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de GES des navires (ISWG-GHG 22) s'est tenue au siège de l'OMI à Londres du 1er au 4 septembre, sous la présidence de Sveinung Oftedal (Norvège), avec près de 1 200 participants inscrits, selon le résumé de réunion publié vendredi par l'OMI.

Principaux résultats de la session :

  • Le groupe de travail s'est clôturé par un appel à des consultations intersessions sur les amendements à l'Annexe VI de MARPOL.
  • Le président a fait état d'une « réelle volonté » des délégations de présenter un texte à la MEPC 85 en novembre.
  • Les travaux sur les lignes directrices et l'évaluation du cycle de vie ont été reportés à l'ISWG-GHG 23 faute de temps.
  • La session extraordinaire reprise de la MEPC est prévue le 4 décembre, sous réserve des discussions de la MEPC 85.
  • Un relevé de l'UCL a dénombré 38 États en faveur d'un fonds centralisé et 17 contre ; les ONG qualifient la semaine tantôt d'échec, tantôt de statu quo du cadre.

Le groupe a examiné des propositions visant à répondre aux préoccupations concernant les projets d'amendements à l'Annexe VI de MARPOL qui donneraient effet au cadre. Ces amendements avaient été approuvés à la MEPC 83 en avril 2025, mais n'avaient pas été adoptés lors d'une session extraordinaire en octobre dernier. Le cadre découle de la stratégie révisée de l'OMI sur les GES de 2023, qui fixe l'objectif d'émissions nettes nulles pour le transport maritime international d'ici ou vers 2050 et prévoit des mesures à moyen terme — incluant un mécanisme de tarification des GES — pour y parvenir.

À l'issue de discussions que l'OMI a qualifiées de constructives, le groupe a invité les délégations intéressées à poursuivre leurs consultations entre les sessions « en vue de soumettre des propositions concrètes traduisant une convergence accrue permettant une adoption rapide et une mise en œuvre effective ».

Le temps s'est révélé le facteur limitant pour le reste de l'ordre du jour. Le groupe n'a tenu qu'un échange préliminaire sur les projets de lignes directrices soutenant la mise en œuvre des mesures à moyen terme et n'a pas du tout abordé le cadre d'évaluation des GES sur le cycle de vie de l'OMI, reportant les deux points à l'ISWG-GHG 23. Cette session est prévue du 23 au 27 novembre, juste avant la MEPC 85 du 30 novembre au 3 décembre. La deuxième session extraordinaire de la MEPC, ajournée en octobre dernier, doit reprendre le 4 décembre, sous réserve des discussions à la MEPC 85, a indiqué l'OMI.

En dehors du résumé officiel de l'OMI, le relevé du UCL Shipping and Oceans Research Group a conclu qu'une grande majorité des États membres de l'OMI continuaient de soutenir la tarification des GES et un fonds centralisé pour accompagner la transition du transport maritime, avec 38 États en faveur et 17 contre. Il a également constaté que l'alternative japonaise fondée sur des contributions directes avait été « fermement rejetée », comme rapporté en détail ici.

Les ONG, quant à elles, convenaient que peu de choses avaient avancé mais interprétaient différemment le résultat. Transport & Environment a déclaré que les négociations étaient « restées vaines pour la troisième réunion consécutive » et jugé « profondément décevant » « l'échec des États à s'approcher d'un accord crédible », tandis que la Clean Shipping Coalition, dont T&E est membre, a affirmé que le cadre « demeure intact ».

Plus tôt dans la semaine, la délégation américaine a profité du débat sur le fonds pour réaffirmer son opposition à tout fonds administré par l'OMI, tout en exposant les alternatives qu'elle pourrait accepter, dont le concept brésilien de « facilité ».

L'OMI a également indiqué que le fonds fiduciaire finançant la participation des délégués des pays en développement à ses réunions sur les GES fait face à un déficit d'environ 220 000 £ cette année.

Source : Ship & Bunker