L'or se maintient au-dessus de 4 300 $ l'once alors que les paris sur des baisses de taux et les achats des banques centrales s'intensifient
Points clés
- •L'or se négociait autour de 4 340 $ l'once après avoir grimpé de près de 7 % la semaine dernière, se maintenant au-dessus de 4 300 $ pour la première fois depuis juin.
- •Une baisse inattendue de 23 000 emplois américains en juillet a renforcé les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale a moins de marge pour relever les taux d'intérêt malgré des préoccupations inflationnistes persistantes.
- •Les hedge funds et les gestionnaires de fonds ont porté leurs paris haussiers sur l'or au niveau le plus élevé depuis plus de six mois, selon les dernières données de la CFTC.
- •La banque centrale chinoise a augmenté ses réserves d'or en juillet du montant le plus important depuis octobre 2023, s'ajoutant à la demande structurelle élargie des banques centrales de plusieurs pays.
- •L'or reste près de vingt pour cent en dessous des niveaux enregistrés avant le début de la guerre en Iran, reflétant la réponse volatile du métal au conflit en cours au Moyen-Orient.

L'or s'est maintenu au-dessus de 4 300 $ l'once pour la première fois depuis juin lundi, soutenu par des données d'emploi américaines décevantes, un positionnement renforcé des investisseurs et des achats accrus de la banque centrale chinoise.
Le métal se négociait autour de 4 340 $ l'once après avoir grimpé de près de 7 % la semaine dernière, restant au-dessus de sa moyenne mobile à 60 jours. L'or avait passé environ un mois à évoluer juste au-dessus de 4 000 $ l'once avant le début de la dernière hausse.
Ce mouvement a fait suite à une perte inattendue de 23 000 emplois américains en juillet, selon Mining.com, renforçant les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait avoir moins de marge pour relever les taux d'intérêt, même si l'inflation reste une préoccupation. Ce rapport a marqué un tournant par rapport au début de l'année, où des pressions inflationnistes persistantes avaient renforcé l'argument en faveur du maintien de coûts d'emprunt élevés.
Les hedge funds et les gestionnaires de fonds ont augmenté leurs paris haussiers sur l'or la semaine dernière pour atteindre le niveau le plus élevé depuis plus de six mois, selon les dernières données de la Commodity Futures Trading Commission.
Perspectives sur les taux
La Fed est confrontée à des perspectives d'inflation de plus en plus difficiles alors que la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis plusieurs mois, ajoute de l'incertitude aux pressions sur les prix et à l'économie dans son ensemble.
L'or bénéficie généralement des anticipations de baisse des taux d'intérêt car le métal ne verse pas d'intérêts, ce qui le rend relativement plus attractif lorsque les rendements diminuent. Les banques centrales de plusieurs pays ont également accumulé régulièrement des réserves d'or ces dernières années, selon les données du Conseil mondial de l'or, ajoutant une couche de demande structurelle qui va bien au-delà des achats mensuels de la Chine.
La Chine apporte également un soutien. La banque centrale du pays a augmenté ses réserves d'or en juillet du montant le plus important depuis octobre 2023, ajoutant une autre source de demande pour le métal précieux.
La combinaison d'un emploi américain plus faible, d'un positionnement spéculatif accru et des achats des banques centrales a renforcé l'or après sa longue période de stagnation autour de 4 000 $ l'once.
Pression de la guerre
L'or reste encore près d'un cinquième en dessous des niveaux enregistrés avant le début de la guerre en Iran, soulignant la réponse volatile du métal précieux au conflit.
Sans résolution de la guerre en vue, l'incertitude géopolitique reste une influence importante sur l'or, aux côtés des perspectives d'inflation américaine et de politique monétaire.
Le prochain test consistera à déterminer si ces forces peuvent soutenir la reprise du rallye de l'or.