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Mise à jour du CLARITY Act : le CEO de Digital Chamber dévoile les prochaines étapes

Auteur: Tron Weekly·

Points clés

  • Le CLARITY Act est un projet de loi sénatorial de 616 pages qui établirait des règles fédérales pour les actifs numériques et préciserait si un actif numérique relève du statut de titre financier ou de matière première sous la compétence de la SEC et de la CFTC.
  • Les dispositions éthiques sont devenues le cœur des négociations, les démocrates exigeant que le président Trump se défasse de ses profits en cryptomonnaies et que les pouvoirs d’application soient étendus aux procureurs généraux des États, au-delà du procureur général des États-Unis.
  • Le Sénat ne peut pas achever toutes les étapes législatives requises avant la pause du 7 août, ce qui fait de septembre la première fenêtre réaliste pour une adoption.
  • Montrer un soutien de 60 à 65 sénateurs par des votes procéduraux cette semaine est jugé essentiel pour maintenir la viabilité du texte, faute de quoi sa meilleure chance d’adoption en 2026 serait compromise.
  • La version du Sénat diffère de celle déjà adoptée par la Chambre, ce qui oblige cette dernière à voter à nouveau avant que le texte puisse être envoyé au président pour signature.
Mise à jour du CLARITY Act : le CEO de Digital Chamber dévoile les prochaines étapes

Le CLARITY Act approche d’un vote crucial au Sénat avant que les législateurs ne quittent Washington pour la pause d’août. Cody Carbone, CEO de The Digital Chamber, a déclaré qu’une adoption complète cette semaine n’avait jamais été réaliste. En revanche, le lancement de votes en séance pourrait maintenir le texte sur la voie d’une approbation potentielle en septembre.

Le texte de 616 pages présenté au Sénat rassemble des contributions des commissions Banking et Agriculture. Il vise à établir des règles fédérales pour les actifs numériques et à tracer des lignes de compétence plus claires entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Les revendications de compétence qui se chevauchent entre les deux régulateurs ont été une source persistante d’incertitude pour les acteurs du marché des actifs numériques, et le CLARITY Act constitue la tentative la plus importante du Congrès pour résoudre cette ambiguïté en définissant quand un actif numérique est traité comme un titre financier plutôt que comme une matière première.

Pourquoi le CLARITY Act est-il retardé ?

Carbone a indiqué que les sénateurs Thom Tillis et Ruben Gallego ont contribué à élaborer une nouvelle rédaction bipartisane sur l’éthique destinée à la Maison Blanche. Les changements proposés répondent aux préoccupations selon lesquelles le président Donald Trump pourrait tirer profit des actifs numériques pendant son mandat.

Deux exigences principales continuent de dominer le processus de négociation. Premièrement, les démocrates veulent étendre les pouvoirs d’application aux procureurs généraux des États, et pas seulement au procureur général des États-Unis. Deuxièmement, ils exigent que le président Trump se défasse de ses profits issus des cryptomonnaies, a précisé Carbone.

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Le texte du 22 juillet interdit aux hauts responsables fédéraux et à leurs conjoints d’émettre ou de parrainer des actifs numériques en échange d’une rémunération. Ce texte confère les pouvoirs d’application au Department of Justice. Selon certains démocrates, cela ne suffit pas.

Pour Carbone, les questions d’éthique sont devenues plus importantes que les débats réglementaires. Il considère ce projet de loi comme la base de la politique américaine en matière d’actifs numériques. La suite dépendra de la réaction de la Maison Blanche et des voix démocrates.

Quand le projet de loi pourrait-il être adopté ?

Un accord laisserait trop peu de temps pour franchir toutes les étapes législatives avant la pause du 7 août. Les dirigeants du Sénat doivent demander la cloture sur une motion de procédure. Cette étape nécessite l’appui de 60 sénateurs.

Ensuite, les sénateurs peuvent examiner la motion, débattre des amendements et procéder au vote. Cette phase peut prendre jusqu’à 30 heures d’examen après la cloture. Un second vote de cloture pourrait également être nécessaire avant l’adoption finale d’un projet de loi.

La version sénatoriale du texte diffère de celle déjà adoptée par la Chambre des représentants. Par conséquent, la Chambre devra voter à nouveau sur le projet de loi avant son envoi au président pour signature. La pause parlementaire a empêché son adoption.

Carbone a souligné qu’à court terme, il était nécessaire de tenir des votes procéduraux et de prouver que 60 à 65 sénateurs soutiennent le texte. De cette manière, il serait possible d’achever l’examen du CLARITY Act au Sénat en septembre, après la pause. Sans cette démonstration de soutien, le projet de loi perdrait sa meilleure chance d’être adopté en 2026.

Le Sénat ne devrait disposer que de trois semaines de travail en septembre. En octobre, la période de campagne réduira encore davantage le temps législatif disponible. Viendra ensuite la session dite lame-duck, dont l’issue législative reste incertaine.

Carbone a également noté que les dirigeants du Sénat ne pouvaient pas annuler la pause d’août. En année électorale, les sénateurs des deux partis doivent faire campagne dans leurs États. Il a ajouté que le contrôle du Congrès serait finalement plus important que n’importe quel texte, y compris le CLARITY Act.

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