ActualitésCryptoLe projet final du CLARITY Act ajoute une application étatique des règles éthiques avant le vote du 15 septembre

Le projet final du CLARITY Act ajoute une application étatique des règles éthiques avant le vote du 15 septembre

Auteur: Coindoo·

Points clés

  • Le CLARITY Act révisé permettrait aux procureurs généraux des États de faire appliquer certaines restrictions éthiques liées aux actifs numériques, avec des pénalités pouvant dépasser $500,000 par violation.
  • Le secrétaire au Trésor pourrait restreindre temporairement les récompenses des stablecoins de paiement uniquement après avoir constaté une fuite substantielle des dépôts des banques communautaires.
  • Les protections contre certaines classifications liées à la transmission de fonds et au Bank Secrecy Act s’étendraient aux développeurs, mineurs et validateurs non dépositaires éligibles.
  • Le vote du Sénat du 15 septembre déterminerait si l’examen formel commence, et non si le CLARITY Act devient une loi.
Le projet final du CLARITY Act ajoute une application étatique des règles éthiques avant le vote du 15 septembre

Les promoteurs républicains ont publié ce qu’ils présentent comme la version finale du Digital Asset Market CLARITY Act avant un vote du Sénat prévu le 15 septembre, en ajoutant des dispositions permettant aux États de faire appliquer les règles éthiques ainsi que d’autres modifications demandées par les démocrates au cours des négociations.

Les sénateurs Cynthia Lummis, John Boozman et Tim Scott ont annoncé le texte révisé le 14 septembre. Les promoteurs ont indiqué qu’il comprenait 126 modifications substantielles demandées par les démocrates. Le mémo sur les modifications qui l’accompagne résume l’ensemble, tandis que la portée juridique de ses dispositions dépendrait du texte législatif adopté par le Congrès et des règles d’application ultérieures.

Lummis a décrit cette publication comme le résultat d’« une année de négociations bipartites intenses au quotidien » et a déclaré que « ce projet de loi est prêt ». Les promoteurs présentent le texte comme une base pour faire avancer la législation, mais il reste à déterminer s’il pourra obtenir les voix démocrates nécessaires pour clôturer les débats.

Le vote du Sénat lancerait l’examen du texte, sans adopter le projet de loi

Le Sénat doit voter mardi 15 septembre sur l’invocation de la clôture de la motion visant à passer à H.R. 3633. Soixante voix permettraient au Sénat d’entamer l’examen formel du CLARITY Act. Ce vote de procédure n’adopterait pas la législation et ne réglerait pas ses amendements restants.

Si la motion est adoptée, les promoteurs affirment que le texte révisé serait présenté sous la forme d’un amendement de substitution. Les sénateurs examineraient donc un seul ensemble négocié couvrant les dispositions éthiques, les mesures relatives aux stablecoins et les protections accordées aux développeurs, plutôt que de voter séparément sur ces questions.

Les républicains avaient précédemment averti que le vote pourrait échouer. Le nouveau projet vise donc à présenter aux sénateurs un ensemble défini à examiner, plutôt que de leur demander de faire avancer un texte alors que ses dispositions les plus sensibles n’étaient pas encore arrêtées.

Les dispositions éthiques ajoutent une application par les États

Le texte éthique révisé permettrait aux procureurs généraux des États de faire appliquer certaines interdictions visant les personnes couvertes qui émettent ou parrainent des actifs numériques, ou qui y détiennent un intérêt financier significatif. Le mémo décrit également des mesures d’application concernant les plateformes d’échange qui cotent un actif émis ou parrainé en violation de cette restriction.

Les personnes couvertes seraient tenues de céder leurs intérêts significatifs ou de les placer dans un blind trust qualifié, conformément à l’Ethics in Government Act of 1978. Les pénalités pourraient dépasser $500,000 par violation. La définition législative finale de « personne couverte » déterminerait quels responsables et quelles relations relèvent de cette règle.

Les dispositions éthiques entreraient en vigueur 360 jours après la promulgation de la loi, ou 60 jours après la règle finale mettant en œuvre la section 10102, selon la première de ces échéances.

Ces dispositions sont devenues centrales dans les négociations visant à déterminer si le projet de loi répondrait de manière significative aux conflits liés aux activités crypto du président Donald Trump. La rencontre rapportée entre Trump et ses conseillers témoignait de l’implication de la Maison-Blanche dans les discussions, tandis que les questions concernant les revenus liés au memecoin de Trump ont renforcé les appels en faveur de restrictions applicables.

Les promoteurs républicains ont déclaré que l’ensemble reprenait l’essentiel de la proposition éthique Tillis-Gallego. La publication ne permet toutefois pas d’établir qu’un nombre suffisant de démocrates soutiendra la clôture.

Les limites sur les récompenses des stablecoins seraient conditionnelles

Le projet accorderait au secrétaire au Trésor une autorité limitée pour restreindre les récompenses proposées aux détenteurs de stablecoins de paiement. Il ne créerait pas d’interdiction permanente des récompenses liées aux stablecoins.

Selon le mémo des promoteurs, le secrétaire au Trésor devrait d’abord établir par écrit que les stablecoins de paiement provoquent une fuite des dépôts des banques communautaires à une échelle substantielle. Le Trésor serait ensuite chargé d’imposer des restrictions, cette autorité expirant 18 mois après la promulgation de la loi.

La mesure serait donc conditionnée à un problème bancaire défini et limitée dans le temps. La réglementation devrait encore préciser certains éléments, comme les preuves nécessaires pour établir l’existence d’une fuite substantielle des dépôts et les mécanismes de récompense concernés.

Les protections s’étendraient aux mineurs et aux validateurs

Les modifications apportées au Blockchain Regulatory Certainty Act répondent à la question de savoir si les infrastructures blockchain non dépositaires pourraient être considérées comme des activités de transmission de fonds. Selon le mémo des promoteurs, le projet préserve pour les développeurs éligibles les protections contre l’enregistrement en tant que transmetteur de fonds et contre certaines classifications prévues par le Bank Secrecy Act.

Ces protections s’étendraient également aux mineurs et aux validateurs qui n’étaient pas auparavant couverts. La disposition ne constitue pas une exemption générale au droit financier et vise les personnes qui développent, valident ou maintiennent une infrastructure blockchain sans prendre la garde ou le contrôle des actifs des utilisateurs.

La section issue de la commission de l’Agriculture ajouterait des garde-fous plus stricts concernant les transactions avec des sociétés affiliées et les conflits d’intérêts pour les plateformes d’échange de matières premières numériques, les courtiers et les négociants. Le mémo indique également que le projet clarifie l’application des lois étatiques de protection des consommateurs.

Le vote mettra le compromis à l’épreuve

Le projet révisé présente aux sénateurs un ensemble combinant la participation des États à l’application des règles éthiques, un mécanisme temporaire et conditionnel concernant les récompenses des stablecoins, ainsi que des protections définies pour les acteurs non dépositaires de la blockchain.

Le vote de mardi déterminera si l’ensemble peut recueillir les 60 voix nécessaires pour entamer son examen par le Sénat. Il ne déterminera pas si le CLARITY Act devient une loi, mais indiquera si le compromis éthique suffit à faire franchir à la législation sur la structure du marché son obstacle procédural immédiat.

Pour consulter l’annonce officielle des promoteurs, voir Lummis, Boozman and Scott release final CLARITY Act text.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil financier ou en investissement. Le texte législatif, les votes et les règles d’application peuvent changer.