ActualitésActionsAT&T pourrait récupérer son amende de la FCC sur les données de localisation alors que Verizon a épuisé ses recours juridiques

AT&T pourrait récupérer son amende de la FCC sur les données de localisation alors que Verizon a épuisé ses recours juridiques

Auteur: Yahoo Finance·

Points clés

  • Le 17 août, la Cour suprême a rejeté la requête de Verizon visant à récupérer les 47 millions de dollars versés à la FCC, ne laissant à l'opérateur aucune autre option juridique dans ce litige.
  • Le dossier d'AT&T, toujours en cours devant le cinquième circuit, pourrait aboutir au remboursement des 57 millions de dollars versés ou à une annulation de l'amende au fond.
  • En avril 2024, la FCC a infligé à quatre opérateurs une amende cumulée de 196 millions de dollars pour avoir vendu les données de localisation en temps réel de leurs clients à des agrégateurs sans consentement réel.
  • AT&T soutient par ailleurs que les données de localisation en cause ne relevaient pas du champ de compétence de la FCC au titre de l'article 222 de la Communications Act.
  • T-Mobile, qui a écopé de la sanction la plus lourde à hauteur de 80 millions de dollars, continue de contester son amende dans une procédure distincte.
AT&T pourrait récupérer son amende de la FCC sur les données de localisation alors que Verizon a épuisé ses recours juridiques

AT&T pourrait récupérer son amende de la FCC sur les données de localisation alors que Verizon a épuisé ses recours juridiques

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AT&T et Verizon ont toutes deux vendu les données de localisation en temps réel de leurs clients à des agrégateurs, qui ont ensuite revendu ces informations à des acheteurs prêts à payer. Les deux entreprises ont été condamnées à une amende et ont contesté ces sanctions devant les tribunaux. Verizon a désormais épuisé ses options, tandis qu'AT&T conserve une voie possible pour récupérer son paiement.

Le 17 août, la Cour suprême a rejeté la requête de Verizon visant à récupérer les 47 millions de dollars versés à la Federal Communications Commission (FCC) dans l'affaire de la vente de données de localisation de clients, mettant fin sans explication aux efforts de l'opérateur, selon QZ.

Le dossier d'AT&T se trouve dans une situation procédurale différente et pourrait encore aboutir à la récupération des 57 millions de dollars qu'elle a versés. Cette différence est significative et découle de la manière dont les deux affaires ont progressé dans le système judiciaire, ce qui fait du litige d'AT&T celui qu'il convient encore de suivre en vue d'un remboursement éventuel ou d'une décision au fond.

L'amende de 47 millions de dollars infligée par la FCC à Verizon pour les données de localisation

Les sanctions de la FCC remontent à avril 2024, lorsque l'agence a infligé à quatre opérateurs une amende cumulée de 196 millions de dollars pour avoir vendu les données de localisation de leurs clients à des agrégateurs sans consentement réel.

T-Mobile a écopé de la sanction la plus lourde, à hauteur de 80 millions de dollars. AT&T a été condamnée à 57 millions de dollars, Verizon à 47 millions et Sprint à 12 millions.

Les opérateurs ne se sont pas contentés de payer et d'accepter l'issue du dossier. Ils ont payé sous protestation et soutenu devant les tribunaux que le processus de sanction de la FCC violait leur droit à un procès devant jury garanti par le Septième Amendement.

Selon eux, l'agence a agi à la fois comme juge et comme jury en imposant des sanctions par une procédure administrative au lieu de porter l'affaire devant un tribunal.

En juin, la Cour suprême a rejeté cet argument par 8 voix contre 1. La majorité a estimé que les entreprises n'avaient pas été privées d'un procès devant jury, car elles auraient pu refuser de payer et forcer le gouvernement à les poursuivre en justice, ce qui leur aurait alors permis de demander un jury.

Le juge Clarence Thomas, seul dissident, a écrit que les opérateurs avaient payé de bonne foi en croyant le paiement obligatoire et qu'ils devraient donc être indemnisés.

Après avoir perdu sur cet argument, Verizon a déposé une autre requête, soutenant que la FCC avait dénaturé la nature de sa décision de pénalité pour l'inciter à payer, avant de changer de position devant la Cour suprême. Les juges ont rejeté cette requête sans commentaire.

Selon The Next Web, Verizon ne dispose plus d'aucune autre option dans ce litige.

Pourquoi AT&T conserve une chance de récupérer ses 57 millions de dollars

Le dossier d'AT&T a été examiné par le cinquième circuit plutôt que par le deuxième circuit, et cette différence procédurale a son importance.

Le cinquième circuit avait initialement donné raison à AT&T et annulé l'amende. La Cour suprême a ensuite infirmé cette décision et renvoyé l'affaire. Mais ce faisant, elle a laissé ouverte la question de savoir si AT&T avait été induite en erreur lorsqu'elle a payé.

Le 7 août, l'avocat d'AT&T, Pratik Shah, a déposé des arguments devant le cinquième circuit pour appuyer précisément ce point.

« Chaque action de la Commission aboutissant à sa décision finale de pénalité exigeait qu'AT&T paie immédiatement les 57 millions de dollars », a écrit Shah. « À tout le moins, la Cour devrait ordonner à la Commission d'accorder un remboursement à AT&T. »

AT&T soutient par ailleurs, dans un argument distinct, que les données de localisation en cause ne relevaient pas du champ de compétence de la FCC au titre de l'article 222 de la Communications Act. Il s'agit d'un argument différent de la question du procès devant jury. Si AT&T obtient gain de cause sur ce point, l'amende pourrait être annulée au fond plutôt que pour des raisons procédurales, selon Broadband Breakfast.

T-Mobile conteste elle aussi toujours son amende de 80 millions de dollars. Elle soutient que la vente de données de localisation d'appareils ne violait pas la loi américaine sur les télécommunications. Cette affaire suit une procédure distincte.

Ce qui s'est réellement passé avec les données de localisation des clients

Les amendes ne sont qu'une partie de l'histoire. Les agissements en cause portaient sur la vente de données de localisation GPS en temps réel de plus de 140 millions d'abonnés mobiles entre 2014 et 2019.

Verizon et AT&T ont vendu ces données à des agrégateurs commerciaux, qui ont ensuite revendu cet accès à travers des chaînes d'acheteurs avec très peu de contrôle.

Un agrégateur, LocationSmart, avait laissé en ligne une démonstration publique permettant de localiser presque n'importe quel téléphone mobile en Amérique du Nord.

Les conséquences concrètes ont été documentées par des journalistes qui ont payé 300 dollars à un chasseur de primes et l'ont vu localiser un téléphone test en temps réel à l'aide de données remontant jusqu'aux opérateurs. Les forces de l'ordre ont également accédé à ces mêmes flux de données via des fournisseurs commerciaux plutôt que par une procédure légale.

En février 2020, la FCC avait informé les opérateurs que leurs pratiques étaient probablement illégales. Les amendes sont intervenues quatre ans plus tard.

Ce que la décision concernant Verizon signifie pour AT&T et les clients

Pour Verizon, l'impact financier est limité. L'entreprise a annoncé un chiffre d'affaires de 34,3 milliards de dollars au deuxième trimestre et un résultat net de 3,9 milliards de dollars. Une perte de 47 millions de dollars ne modifie pas sensiblement ces résultats. Elle clôt toutefois un dossier majeur de sanction en matière de respect de la vie privée engagé contre l'opérateur.

Pour AT&T, cet avantage procédural ouvre la possibilité d'un recouvrement financier. Si 57 millions de dollars ne seraient pas décisifs pour une entreprise de cette taille, une décision reconnaissant que la FCC n'avait pas le pouvoir d'infliger cette amende constituerait une victoire juridique plus large et pourrait influencer de futurs litiges de sanction liés aux pratiques de partage de données des opérateurs.

Pour les clients, cette affaire illustre la manière dont les données de localisation circulent une fois qu'elles quittent les systèmes d'un opérateur. Les opérateurs ont vendu l'accès, les agrégateurs l'ont revendu, et les acheteurs comprenaient des forces de l'ordre, des agents de cautionnement et des courtiers en données. Les abonnés qui généraient ces données n'avaient pratiquement aucune visibilité sur leur utilisation.

Les 196 millions de dollars d'amendes de la FCC visaient précisément ces agissements, et la bataille juridique sur qui paie combien se poursuit en parallèle de cette réalité plus large en matière de vie privée.

Cette histoire a été publiée à l'origine par TheStreet le 20 août 2026, où elle est d'abord parue dans la rubrique Retail.