Le Secrétariat de la ZLECAf s'associe à l'United Africa Blockchain Association pour faire progresser le commerce numérique
Points clés
- •Le Secrétariat de la ZLECAf et l'United Africa Blockchain Association ont entamé des discussions sur l'utilisation de la blockchain et d'autres technologies émergentes pour soutenir le commerce numérique à travers les 55 États membres de l'Afrique.
- •Le Protocole de la ZLECAf sur le commerce numérique fournit un cadre harmonisé couvrant les systèmes de paiement numérique, les flux de données transfrontaliers et les processus liés au commerce entre les nations membres.
- •Les systèmes basés sur la blockchain pourraient réduire les retards de paiement et les coûts de transaction élevés qui entravent actuellement la participation des petites et moyennes entreprises au commerce transfrontalier.
- •La collaboration proposée comprend des plans pour établir des laboratoires technologiques et élargir l'accès à la formation aux compétences numériques pour les start-ups, les femmes entrepreneures et les petites entreprises.
- •Les deux organisations élaborent actuellement une feuille de route de collaboration axée sur la planification détaillée et les initiatives pratiques pour l'économie numérique africaine.

Le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a engagé des discussions avec l'United Africa Blockchain Association (UABA) sur l'utilisation des technologies émergentes pour renforcer le commerce numérique, l'inclusion financière et le commerce transfrontalier sur le continent africain.
Les consultations, dirigées par le Chef de Cabinet du Secrétariat, ont exploré comment l'éducation technologique, l'innovation et les solutions numériques pourraient faire avancer la mise en œuvre du Protocole de la ZLECAf sur le commerce numérique. Le Protocole établit un cadre harmonisé et technologiquement neutre conçu pour renforcer le commerce numérique entre les 55 États membres du bloc, avec des objectifs couvrant les systèmes de paiement numérique, les flux de données transfrontaliers et l'amélioration des processus liés au commerce à travers les frontières nationales.
La blockchain comme catalyseur d'un commerce efficace
Au cours des discussions, les deux organisations ont examiné comment la blockchain et d'autres technologies émergentes pourraient améliorer l'efficacité, la sécurité et la transparence des systèmes commerciaux opérant dans toute l'Afrique. Les systèmes basés sur la blockchain pourraient faciliter des paiements transfrontaliers plus rapides et plus sécurisés tout en réduisant les obstacles opérationnels auxquels les petites et moyennes entreprises sont fréquemment confrontées. Ces technologies pourraient également améliorer la visibilité des transactions et rationaliser les processus impliquant plusieurs pays, entreprises et institutions financières.
Les petites entreprises et les entrepreneurs de tout le continent sont souvent confrontés à des retards de paiement, à des coûts de transaction élevés et à un accès limité aux services financiers transfrontaliers. Ces frictions ont contribué à la persistance d'un commerce intra-africain relativement faible, qui a historiquement pris du retard par rapport aux niveaux de commerce intra-régional d'autres grands blocs économiques. Les parties prenantes ont indiqué qu'une adoption plus large des outils numériques pourrait permettre à davantage d'entreprises de participer au marché unique de l'Afrique, les solutions technologiques aidant à surmonter ces obstacles persistants et à rendre le commerce régional plus accessible.
Les discussions ont également souligné l'importance de s'assurer que les technologies émergentes restent accessibles à un large éventail de participants au marché. Les initiatives prévues devraient tenir compte des besoins des start-ups, des femmes entrepreneures, des commerçants et des petites entreprises cherchant à opérer au-delà de leurs marchés nationaux.
Laboratoires technologiques et renforcement des capacités en perspective
Dans le cadre de la collaboration proposée, le Secrétariat de la ZLECAf et l'UABA prévoient explorer la création de laboratoires technologiques qui soutiendraient les start-ups, les innovateurs et les entreprises émergentes. Ces installations pourraient fournir un accès aux connaissances techniques, des opportunités d'expérimentation et un soutien à l'innovation pour les entreprises développant des solutions alignées sur les objectifs de commerce numérique de l'Afrique.
La collaboration devrait également donner la priorité au renforcement des capacités. L'élargissement de l'accès à l'éducation technologique et aux compétences numériques pratiques pourrait aider les entrepreneurs à mieux comprendre et à adopter les outils émergents, tout en créant des opportunités pour que les solutions développées localement puissent s'épanouir. Cet accent mis sur le développement des compétences intervient alors que les pays du continent s'efforcent de combler les lacunes en matière d'alphabétisation numérique et de formation technique qui ont limité une participation plus large aux économies numériques.
Le Secrétariat de la ZLECAf a noté qu'une infrastructure numérique plus solide sera essentielle pour étendre les avantages du marché continental aux entreprises et aux communautés à travers l'Afrique. Il a également souligné la nécessité d'élargir l'accès aux compétences technologiques afin que la participation au commerce numérique ne soit pas confinée aux grandes entreprises ou aux grands centres commerciaux.
Prochaines étapes
Cet engagement reflète un effort plus large pour intégrer la politique commerciale au développement technologique alors que l'Afrique cherche à approfondir son intégration économique. En reliant l'infrastructure numérique, l'éducation technologique et le soutien à l'innovation avec la mise en œuvre du Protocole sur le commerce numérique, la collaboration proposée vise à favoriser un environnement commercial continental plus connecté et plus inclusif.
Les deux organisations élaborent actuellement une feuille de route de collaboration. La prochaine phase devrait se concentrer sur l'établissement de plans détaillés et l'identification d'initiatives pratiques pouvant soutenir les entrepreneurs et les entreprises participant à l'économie numérique en pleine expansion de l'Afrique.