ADNOC lance son septième appel d’offres de brut des Émirats depuis juin malgré les risques à Hormuz et en mer Rouge
Points clés
- •ADNOC a lancé son septième appel d’offres de brut depuis début juin, sollicitant des offres pour des cargaisons à charger entre août et octobre depuis des ports des Émirats arabes unis, notamment Zirku, Das Island et Fujairah.
- •Depuis le début de juin, ADNOC aurait vendu plus de 74 millions de barils de brut lors d’appels d’offres précédents, en utilisant un dispositif de navette à l’extérieur du détroit d’Ormuz.
- •La production de brut des Émirats arabes unis a atteint un record de 4,1 millions de barils par jour en juin, contre 3,3 millions de barils par jour en mai, après la sortie du pays de l’OPEC le 1er mai.
- •Les Émirats arabes unis se sont adaptés à la fermeture du détroit d’Ormuz en exploitant des pétroliers en mode sombre et en proposant des chargements de brut depuis des sites situés hors du détroit, comme Fujairah et Sohar, à Oman.
- •ADNOC rejettera automatiquement toute offre soumise avec un différentiel décoté pour son septième appel d’offres, selon des sources commerciales citées par Reuters.

Abu Dhabi National Oil Company, connue sous le nom d’ADNOC, a lancé son septième appel d’offres de brut des Émirats arabes unis depuis le début de juin, alors qu’elle cherche à vendre des millions de barils pour des chargements entre août et octobre depuis des sites situés à l’intérieur comme à l’extérieur du golfe Persique.
Cet appel d’offres intervient malgré de nouveaux risques pour l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz et de nouvelles menaces visant la navigation en mer Rouge de la part des Houthis du Yémen, alignés sur l’Iran. ADNOC demande aux acheteurs intéressés de soumettre leurs offres d’ici le milieu de la semaine prochaine pour du brut dont le chargement est prévu d’août à octobre, a rapporté Reuters vendredi, citant des sources commerciales.
Le détroit d’Ormuz est le principal débouché maritime pour le brut et les produits raffinés expédiés par plusieurs producteurs du Golfe, ce qui rend toute perturbation étroitement surveillée par les acheteurs de pétrole, les opérateurs de pétroliers et les assureurs. La route de la mer Rouge est également importante pour les cargaisons circulant entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe via le canal de Suez, de sorte que les préoccupations sécuritaires dans ces deux corridors peuvent influencer la planification des voyages et les options de chargement.
Depuis début juin, ADNOC aurait vendu plus de 74 millions de barils de brut dans le cadre d’appels d’offres précédents. La société l’a fait en exploitant ce que les négociants ont décrit comme un dispositif de navette destiné à transférer le brut sur des pétroliers à l’extérieur du détroit d’Ormuz.
Pour ce septième appel d’offres, le producteur pétrolier d’Abou Dhabi rejettera automatiquement toute offre soumise avec un différentiel décoté, a rapporté Reuters en citant ses sources.
ADNOC propose des cargaisons à charger depuis les ports émiratis de Zirku et de Das Island, tous deux situés dans le golfe Persique, ainsi que depuis le port de Fujairah, à l’extérieur du Golfe. La position de Fujairah sur le golfe d’Oman offre aux vendeurs et aux acheteurs un point d’exportation au-delà d’Ormuz, tandis que les transferts de navire à navire peuvent apporter une flexibilité supplémentaire pour faire correspondre les cargaisons aux navires disponibles. L’appel d’offres comprend également des options de transferts de navire à navire au large de Fujairah ou de la Malaisie.
Juste avant la reprise des hostilités au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis auraient produit 4,1 millions de barils par jour de brut en juin, leur niveau le plus élevé jamais enregistré.
Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie, la production de brut des Émirats arabes unis est passée de 3,3 millions de barils par jour en mai à 4,1 millions de barils par jour en juin, après que le pays a quitté l’OPEC avec effet au 1er mai, commencé à accroître sa production et réussi à faire sortir d’importants volumes d’exportation du Moyen-Orient, alors même que le détroit d’Ormuz était en grande partie bloqué pendant la première moitié de juin.
Les Émirats arabes unis ont tenté de s’adapter à la fermeture du détroit d’Ormuz en faisant passer des pétroliers dans le détroit en mode sombre et en proposant de plus en plus nombre de leurs qualités de brut pour des chargements au large de Fujairah et à Sohar, à Oman, tous deux situés à l’extérieur du détroit.
Par Charles Kennedy pour Oilprice.com.